Souquieres : Remariés 20 ans après

Il y a 300 ans, le 16 février 1708 au village de Vaurs sis dans la paroisse de Labesserette, le notaire Cazes enregistra le contrat de mariage conclu entre Guinot Souquières maître de ses droits et Marie Boussaroque en ces termes : 

Astorg Boussaroque et Antoinette Sipière(*) pour bons et agréables services reçus et espèrent recevoir donnent à leur fille la moitié de tous leurs biens meubles et immeubles sous réservation de l’usufruit de tous leurs biens leur vie durant, supportant les charges du mariage. Le futur, indépendant s’est constitué ses biens meubles et immeubles et 250 l en argent et denrées. 

Note (*) : il s’agit d’Antoinette Souquieres.

egliselabesserette1.jpgCe même jour, le contrat signé, toute la famille rejoint les parents et amis déjà présents à l’église de Labesserette où ils furent unis suivant le lien sacré du mariage par le curé de la paroisse Jean Griffulhe.  La vie suivit son cours, ils eurent au moins deux enfants Jeanne et Antoinette, mais 20 ans après ce premier mariage, leur mariage fut annulé en raison de leur consanguinité. Ils l’ignoraient mais ils avaient le même arrière-arrière-grand-parent.

Une demande de dispense du 4ème degré fût établie, et approuvée par les autorités ecclésiastiques. Un remariage fût organisé en petit comité, le 13 janvier 1728 à Lacapelle-del-fraisse où la famille résidait. 

L’an 1728 et le 13e de janvier j’ai reçu de nouveau le mutuel consentement de mariage de Gui Souquières et Marie Boussaroque du village de Mantieres après avoir eu la dispense de parenté du quatrième degré dans l’ignorance de laquelle parenté les susdites parties avaient jusques apresent, j’ai reçu le dit consentement en presence de Mes Jean Baptiste de Fontages et Pierre de Fontanges prêtres qui ont signé.  

Ces remariages ne sont pas si rares au XVIIème et XVIIIème siècles, ce qui l’est, c’est qu’il ait eu lieu 20 ans après le premier. 

Le droit canon 

C’est vers 1180 que l’église instaure un code du mariage et attribue aux tribunaux ecclésiastiques la charge de juger  les affaires matrimoniales. Le mariage était interdit entre consanguins jusqu’au 7ème degré de la computation germanique, le concile de Latran en 1215, ramène cette interdiction au 4ème degré. 

        droitcanon.jpg

Le degré de parenté s’exprime en générations qui séparent chacun des futurs de l’ancêtre commun. Il s’exprime en une valeur lorsque les intéressés appartiennent à la même génération ou en 2 valeurs si les générations sont différentes, par exemple : « du 3ème au 4ème degré » 

Guinot Souquieres et Marie Boussaroque ont un de leur arrière-grand-parent, frère ou sœur. Ce qui laisse de très nombreuses combinaisons pour leurs 16 arrière-grand-parents. Une hypothèse non vérifiée pourrait être par les Souquieres, en effet Guinot est de la branche C et Marie de la branche Eb. Ces 2 branches prennent naissance à Marcolès vers 1580. Guillaume Souquieres (C) et Antoine Souquieres (Eb) pourraient être frères. 

GSDS-MYC2009

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