Archives pour mars 2009

Souquieres descendants de Selves

La quasi-totalité des Souquières et descendants de la branche B (2 855 individus) sont des descendants de la famille de Selves, seigneur de Selves en Rouergue.

Le 24 mai 1640 par-devant le notaire Pierre Cavanac : Césaire Souquieres fils de Géraud, marchand et de Jeanne Mas de Montserat à Cassaniouze, contracte mariage avec Anne Lalande, fille de Guillaume, notaire Royal à Cassaniouze et Anne de Selves.  Ce couple eut au moins 8 enfants : 

  • Césaire premier du nom, né en septembre 1642, prêtre et prieur, chapelain de Conques qui décéde le 9 mars 1717 à Cassaniouze.
  • Guillaume, né le 20 janvier 1645, marchand, il épouse le 18 février 1681 Louise Faven, il décéde le 5 janvier 1713 au Catelo de Cassaniouze. 
  • Antoine né le 25 avril 1647, laboureur puis marchand, il épouse Cécile Bourg de Prunet où il s’éteint le 20 janvier 1723.
  • Annet, prêtre et curé qui naît le 9 avril 1649 au Catelo. 
  • Césaire, né le 5 octobre 1654, marchand et laboureur, il épouse le 25 octobre 1681 à Cassaniouze, Delphines Ayroles.
  • Marie, née le 2 mai 1657 qui épouse Pierre Fraust, un marchand de Cassaniouze, elle décéde à l’âge de 30 ans. 
  • Marie Anne née le 7 mars 1660, épouse un praticien Pierre Sol, elle s’éteint le 19 avril au moulin d’Auze à Cassaniouze.
  • Antoine, né le 4 juin 1663, laboureur, il épouse le 5 novembre 1693 Jeanne Balestié et décéde le 22 décembre 1736 à Cassaniouze. 

Famille de Selves 

chateauselves.jpgAnne de Selves est née vers 1600 d’Antoine de Selves, seigneur de Selves et d’Anne de Saint-Gery.

Elle naquit sans doute au château familial qui domine la rive droite du Lot, il est situé dans la paroisse de Vinzelle dans l’Aveyron. Possession de la famille de Selves depuis le XVéme siècle, le château serait passé dans la maison de Cambefort à la fin du XVIIéme.

En 1460, un Jean de Selves dit Seyrac est homme d’armes du comté à Vinzelle, il est peut être le père d’Antoine de Selves (1480-1515), seigneur de Selves en Rouergue qui épouse le 8 juin 1508 Antoinette de Greil de la Volpilere (Saint Martin sous Vigouroux). De cette union 2 enfants sont connus Antoine et Jean. Antoine seigneur de Selves (1515-1554) s’allie avec Marie de Naucaze dont il eut au moins 5 enfants :

  • Antoinette de Selves (1542-) mariée en 1562 avec Georges de Cambefort
  • Jean de Selves (1550-1645) seigneur de Selves et de la Servarie qui épouse Antoinette de Cabanes, héritière de la maison d’Entraygues de Moret.  En 1625, Jean fait construire la chapelle du château. En 1652, veuve et sans enfants, Antoinette de Cabanes dispose de ses biens, en faveur de François de La Roque-Sénezergues, seigneur haut de Moret. 
  • Antoine de Selves seigneur de Selves, il épouse Anne de Saint-Gery le 2 septembre 1598. 
  • Deux autres frères : Antoine de Selves, chevalier de Malte et Annet de Selves. 

selves.jpgAnne de Selves a un frère Antoine, seigneur de Selves et seigneur de Gimbrède en Quercy, qui s’allie le 19 mars 1643 avec Guillemine de Montvallat fille de Jean-Raymond, seigneur d’Entraygues. Leur fils, Jean de Selves épouse en 1669 la fille du baron de Cadrieu. Jean fut le procureur du comte de Cadrieu, son beau-frère  pour les démarches d’érection du comté de Puycavalry en Agenais. 

Sources : 

Famille Selve – www.geneawiki.com 

Bases Geneanet Roglo, nbauvergne, selves – www.geneanet.org 

Fonds du chartrier de la famille Raffin d’Hauterive – description 

Site Souquieres – www.souquieres.fr  – Dessin blason Claude Urbain Gleyal

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Consuls et Syndics

Sous l’Ancien Régime, les consuls, le syndic et les marguilliers sont des fonctions importantes pour la communauté d’habitants de la paroisse. Les marguilliers, membres du conseil de fabrique sont en charge de la gestion des intérêts temporels de l’église, cette charge a fait l’objet d’un article publié dans ce blog le 22 février 2009.

Consuls

Dans chaque paroisse, la communauté d’habitants est responsable de la levée des impôts royaux,  l’assemblée des habitants désigne des Consuls qui sont chargés de répartir et de collecter la taille, la capitation et autres redevances. 

La taille est un impôt royal portant sur les biens et les revenus des Français. Le montant global de la taille est fixé chaque année par le roi et réparti entre les généralités du royaume, puis, à l’intérieur de chaque généralité, entre les élections, et enfin, entre les paroisses. La somme globale, imposée à la Paroisse est variable d’une année à l’autre.  La capitation est un impôt royal introduit en 1695, c’est un impôt sur la personne, une sorte de surtaxe de la taille.

Pour faciliter la collecte des impôts, la paroisse est décomposée en quartiers. Par exemple trois pour celle de Marcolès :  En 1727 pour le 3éme quartier (partie de la paroisse au nord de la rivière Rance : Blancou, Canhac, Mougeac, Lasbaldies, Castanier-haut, Puniéjoul, Le Meyniel, Canet et Cazes) le rôle des impôts est de 4 674 livres 10 sols et 9 deniers dont 3 102 livres pour la capitation. En 1748, la taille d’un montant de 7 470 livres se rajoute et la somme est de 14 042 livres 9 sols et 4 deniers.

Les consuls sont obligatoirement des taillables de la paroisse. Ils changent tous les ans. Responsables de la rentrée de l’impôt sur leurs propres deniers, les consuls sont choisis parmi les taillables solvables car ils doivent être en mesure de payer à la place des contribuables défaillants. Noblesse, clergé, hommes de loi, officiers de justice échappent à cette charge. Pour chaque quartier, un à trois consuls sont élus lors d’une assemblée des habitants après la grande messe. Ces consuls doivent aller faire du porte à porte pour collecter les sommes auprès des taillables. Afin de faciliter le paiement, le consul peut se rendre une douzaine de fois dans chaque famille avant de « croiser » la côte du rôle, signifiant ainsi que tout avait été encaissé (une mensualisation avant l’heure).

La fonction de consuls n’était guère enviable même s’ils percevaient une petite rénumération (6 deniers par livre en 1690): perte de temps, responsabilité sur leurs biens …   

Quelques Consuls de Marcolès

1549 : Pierre Cassard

1560 : Pierre Celier

1591 : Pierre Destanne

1652, 1657, 1659 : Jean Mily du Bex

1653 : Jean Croutes

1664 : Bertrand Cueilhe, Pierre Moret

1675, 1684, 1693 : Antoine Mily, fils de Jean

1705, 1717 : Antoine Mily, fils d’Antoine et petit-fils de Jean

1727 : les consuls pour le 3éme quartier sont Pierre Muratet, Gabriel Pichot, Astorg Devez, Raymond Souqual

1748 : pour le 3éme quartier Guillaume et Jean Felgines, Louis Brunhes, Louis Devez, Antoine Laval

Syndic

Le syndic est un notable chargé de représenter, d’administrer, et de défendre les intérêts d’une paroisse ou d’une communauté rurale. Il est élu par une assemblée d’habitants, constitués de chefs de famille de la paroisse, cette assemblée est annoncée en chaire par le curé et appelée au son de la cloche.

Notaire Boyssou – 11.03.1789

En l’assemblée convoquée au son de la cloche, sont comparus devant nous Pierre Destaing avocat au parlement exerçant au baillage et siège présidial d’Aurillac, juge de la ville et paroisse de Marcolès : Sr Astorg Boyssou notaire royal, Sr Pierre Maubi, pr d’office, Pierre Devez sindic municipal, Jean Olivier chirurgien …… viennent les laboureurs avec de temps en temps un notable sans précision de profession. Il est dit que Pierre Devez est nommé à nouveau sindic.

Le Syndic est le défenseur des intérêts de la communauté, et à ce titre, il est éventuellement fondé à intervenir en justice si ces derniers apparaissent lésés ou menacés. Le syndicat est une charge pénible, et non un avantage : l’opinion le tenait en médiocre estime.

Quelques Syndics de Marcolès 

1485 : Guillaume de Croutes et Jean Laborie 

1626 : Jean Bouygues et Guillaume Guirbert

1647 : Antoine Cazes et Jacques Leygonie 

1669 : Boussaroque

1735, 1740, 1749 : Pierre Lieurade 

1752 : Guillaume Gladines

1754 : Guillaume Ayrolles 

1763 : Guillaume Lieurade

1772 : Jean Cantournet 

1788, 1789 : Pierre Devez    

Lorsque les paroisses devinrent communes, ce furent tout naturellement les mêmes familles de syndics qui exercèrent les nouvelles fonctions municipales.    

Bibliographie    

Cahiers de l’abbé Figeac, notes de l’abbé Jarrige et de M. Laborie ancien instituteur du Peyrou – documents retrouvés par Yvette à la cure de Marcolès.

Dictionnaire des institutions de la France du XVIIe et XVIIIe siècles par Marcel Marion (ed 1923).

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Le site Souquieres change sa présentation

A quelques jours du printemps, le site Souquieres  a revu sa présentation. A l’ouverture du site, cliquez sur le logo, il vous conduira à la page d’accueil, qui vous permettra de découvrir nos rubriques. 

sitegsds0309.jpg

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Souquieres officier de la Garde Nationale

Joseph Souquières est né le 10 avril 1759 au village de Catelo à Cassaniouze dans une famille bourgeoise, son père Annet est conseiller et procureur du Roy au baillage royal de Calvinet, et avocat au parlement. Joseph descend par sa grand-mère paternelle de la famille de Pelamourgue, par son arrière-arrière-grand-mère de la famille de Selves. Il passe son enfance à Cassaniouze au Catelo avec ses cinq frères et deux sœurs ; à l’âge de 26 ans il s’unit avec Marie Jeanne Serieys, fille d’un marchand d’Estieu à Marcolès, où il s’installe. 

Joseph Souquieres Sieur de la Costes, est praticien, procureur du Roy au baillage de Calvinet, comme son frère Annet Sieur de la Combe qui reste au domaine de Cassaniouze. Ses deux autres frères embrassent la religion catholique : Antoine prêtre et docteur en théologie, fut curé de Cassaniouze puis de Bagnac-sur-Célé dans le Lot ; Hugues Benjamin Sieur de Lalande, docteur en théologie fut vicaire à Lauresse en Quercy, puis curé de Cassaniouze. Les deux autres frères Guillaume et Joseph décèdent avant leur majorité. Sa sœur aînée Marguerite Demoiselle de la Roque fait un beau mariage avec Pierre Berenguier d’Ayrolles, son autre sœur Cécile Demoiselle de la Fon ne se marie pas. 

De l’union de Joseph Souquieres et Marie Jeanne Serieys, naissent huit enfants au domaine d’Estieu, dont sept fondèrent familles à Marcolès.  Joseph est un notable de la commune, il abandonne sa charge de procureur du Roy après la révolution et s’occupe du domaine d’Estieu dont il est propriétaire. En 1801 il est élu au rang de Lieutenant de la deuxième compagnie de la Garde Nationale de Marcolès, le Capitaine est Jean Olivier officier de santé (Me Chirurgien). Chaque compagnie se compose de 77 hommes, à savoir un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, 4 sergents, 8 caporaux, un tambour et 60 hommes. 

Après cet épisode, Joseph continue à participer à la vie de la commune, il est membre du conseil municipal de 1813 à 1822. Joseph décède à Estieu à l’âge 75 ans, le 10 octobre 1834. 

Pour en savoir plus sur la constitution de la Garde Nationale de Marcolès se référer à l’étude d’Yvette Souquieres sur le site www.souquieres.fr sous la rubrique GSDS / Vie de nos ancêtres.

La Garde Nationale

Le 24 août 1789, l’assemblée constituante adopta un texte, introduit le 5 septembre dans la constitution, qui instituait une force soumise aux seules réquisitions administratives et municipales, gardienne de la constitution, échappant donc à l’autorité directe du Roi, chef des Armées. Les armées avaient pour seule tâche la défense du pays contre les ennemis extérieurs.

gardenationale1790.jpgCe service était un privilège, mais également une obligation sans contrepartie financière. Ne pas être inscrit supprimait l’exercice des droits du citoyen, le fait de manquer son service, ne fût-ce qu’une seule fois, obligeait à payer une taxe. L’élément de base de la garde était la compagnie.

Les Officiers et Sous-Officiers étaient élus par les citoyens actifs pour un an seulement. Les insignes de grades étaient les mêmes que ceux de la troupe de ligne. L’uniforme national bleu, blanc et rouge devait être adopté partout, Le drapeau était tricolore et portait la devise « Le peuple français, la liberté ou la mort ».

Les gardes nationaux avaient pour fonction de maintenir l’ordre et de garantir l’obéissance aux lois. Ils pouvaient dissiper « toutes émeutes populaires et attroupements séditieux », arrêter et livrer à la justice « les coupables d’excès et violences », employer « la force des armes » dans le cadre de la loi martiale ou de la loi sur l’action de la force publique.

La Garde nationale fut peu à peu utilisée comme un réservoir pour l’armée. Obligatoire, la charge était la plus lourde pour ceux qui étaient les moins fortunés et qui avaient besoin de leur temps pour travailler. Les membres de la Garde les plus riches payaient des gens plus pauvres pour les remplacer.

Tous les régimes qui se succédèrent se méfiaient de cette force bourgeoise, capable de maintenir l’ordre et de réprimer les émeutes aussi bien que de renverser le pouvoir établi. Ce fut le cas pendant la Commune. Le 25 août 1871, suite à ces évènements, leur dissolution dans toutes les communes de France fut votée. La Garde Nationale était ainsi définitivement supprimée.   

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Métier d’Antan : L’Esclopièr – Le Sabotier

Le sabot fait d’une seule pièce de bois, est prisé des régions rurales ; seul le sabotier connaît l’art de les sculter, les garnir de cuir, les clouter pour les renforcer. L’origine du sabot est mal connue, les bûcherons en seraient les créateurs. Le patron des sabotiers Saint René, évêque d’Angers, serait selon la légende le premier sabotier. Lassé de ce monde, il se serait retiré dans la solitude à Sorrente en Italie vers l’an 440 et façonna les premiers sabots. 

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Au Moyen-Age, on trouve mention de fabricants de sabots lors des foires, son port est limité aux bûcherons et aux habitants de régions froides, neigeuses ou argileuses. 

Le sabot est économique, solide et pratique; il protège du froid et de l’humidité.
Au XVIIIéme siècle, les sabotiers comme les charbonniers vivent aux abords des forêts dans une cabane qu’il construisait sur place, il y reste tout ou partie de l’année pour choisir les pièces de bois, les dégrossir et ébaucher la forme. Les plus aisés ont leur échoppe dans le village, c’est ce qui se généralise au XIXéme siècle. En effet ce métier se réglemente et les ateliers ont obligation d’être situés à une distance d’au moins une demi-lieue des forêts.   

La fabrication d’un sabot est décrite sur le site www.souquieres.fr sous la rubrique GSDS / Vie de nos ancêtres.

Le Sabot connaît sa période faste du XIXéme jusqu’à la Grande Guerre, puis le déclin s’amorçe avec l’apparition des chaussures caoutchoutées. En 1950 la généralisation de l’usage du tracteur pour lequel les bottes sont plus adaptées, donne le coup de grâce aux sabotiers.

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  • Album : Enseigne 2011
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