Archives pour avril 2009

Souquieres : Retrouvailles à Paris

Le 25 avril 2009, l’association Aprogemere organisait son assemblée générale dans les locaux de Fédération Nationale de l’Aveyron. Ce fut l’occasion pour 7 Descendants de Souquieres, membres du GSDS de se retrouver et de partager une repas convivial autour d’un aligot avec les autres membres de cette association.

sds0409.jpg

Avec de gauche à droite : Claude Tabel (contributeur), Yves Marret, Cécile Chambon, Marcel Croute, André Laporte, Marcel Andrieu, Yves Vergez.

 GSDS2009

Souquieres et la famille de Pelamourgue

Guillaume Souquières, dont l’arrière-grand-mère était Anne de Selves, est membre d’une famille de notables de Cassaniouze, qui possédait depuis au moins une centaine d’années le domaine du Catelo (« petit château »). Il est né le 26 janvier 1694 à Prunet, à la Roumiguieres, où son père Antoine était marchand. Il épouse le 29 avril 1711 dans l’église de Cassaniouze, à l ‘âge de 17 ans, Marie de Pelamourgue de 8 ans son aînée.

La famille de Pelamourgue 

Les de Pelamourgue sont d’une ancienne famille du Gévaudan, connue depuis Maurand de Pelamourgues, vivant en 1202. Astomée (Asthalon) de Pélamourgues (/1414-1484/), seigneur de Malevieille épouse Louise de Valitor dont il eut au moins 4 enfants :

  • Beneld (1430-), seigneur de Malevieille.
  • Eraclée (/1446-), prieur de Prinsuéjols en 1466.
  • Guy (1450-1529/), seigneur de Pailherets qui épouse vers 1480 Aigline Hébrard.
  • Michel (/1458-), écuyer qui épouse vers 1478 Souveraine de Maillant, dame du Pouget dont il aura un enfant Raymond né entre 1478 et 1488.

pelamourgues.gifRaymond de Pelamourgue, écuyer et seigneur du Pouget, épouse le 25 août 1502 Jeanne de Méghe, dame de Paulhe. Leur petit-fils Pierre (/1552-/1626), seigneur du Pouget et de Vitaguet, descendant des d’Humières par sa mère, commande en 1562 pendant la première guerre de religion, les places catholiques de Peyrelade, Caylus et Luganac. Ces localités proches de Millau dépendent de Creyssels. Pierre est gravement blessé par les Huguenots au siège de Compeyre en Rouergue. 

A Crandelles, le 3 novembre 1594, il se marie avec demoiselle Anne de La Roque (-1626/) et devient ainsi seigneur de La Roque, dans la paroisse de Cassaniouze, titre apporté par son épouse.  Leur fils aîné Antoine (1610-1680) fut le premier seigneur de la Guillaumenque. De l’ancien château de la Guillauminque, il ne reste plus rien, excepté une maison bourgeoise  qui a été reconstruite en partie avec les pierres de l’ancien château.

Il épouse le 18 juin 1638 Françoise Sénezergues (1622-1699) dont la mère était Jehanne de Gausserand, de cette union naquit François (1655-1716) Seigneur de Cassaniouze, marié le 28 janvier 1685 avec Jeanne de Conquans (1662-1712).  François et Jeanne eurent 9 enfants : 

  • Marie (1685-1719) qui épouse le 29 avril 1711 Guillaume Souquieres (1694-1758), bourgeois.
  • Elisabeth (1686-) 
  • Jeanne (1688-)
  • Gabrielle (1690-1757), elle se marie le 13 février 1720 avec François Fraust.
  • Hugues (1692-1759), Seigneur  de Cassaniouze à la mort de son père, marié en première noce à Catherine de Masbond dont il eut 2 enfants Hugues Benjamin (1719-1761) et Marie (1722-1741), un enfant naturel Raymond avec Marie Cypiere. Il épouse en secondes noces Elisabeth Bouigues dont il aura Jean Louis (1759-1802), le dernier Seigneur de Cassaniouze.
  • Catherine (1695-)
  • Guillaume (1696-) 
  • Elisabeth (1699-)
  • Marguerite (1701-1743) mariée le 29 avril 1720 avec Antoine Bouquier de Lauriol. 

Installés au domaine du Catelo, Marie et Guillaume Souquieres auront 4 enfants :

  • catalot.jpgAntoine (1712-1789), bachelier en droit canon, prêtre et prieur de Conques, le dit prieuré est situé en les paroisses de Cassaniouze, Mourjou et Calvinet. Il fut curé de Cassaniouze.
  • Cécile (1714-) mariée le 6 octobre 1744 avec Pierre Falissard, marchand et tanneur.
  • Elisabeth « Izabeau » (1716-) épouse de Etienne Jalenques, bourgeois de Fournoulès.
  • Annet (1718-1784), avocat au parlement et procureur du Roy au baillage de Calvinet, marié le 11 septembre 1748 à Ladinhac avec Marguerite Liaubet, fille de Sieur François Liaubet bourgeois de Ladinhac.

Marie de Pelamourgue décède le 30 septembre 1719 au Catelo, et Guillaume Souquieres le 26 mai 1758 à l’âge de 64 ans.

Chouannerie du Seigneur de Cassaniouze

A la révolution, Jean Louis Benjamin de Pelamourgues, fils de Hugues, seigneur de Cassaniouze résidait avec son épouse Catherine Colinet de Niocel, au domaine de Guillauminque. En 1792, son beau-père lieutenant-criminel d’Aurillac est massacré par une bande de révolutionnaires exaltés et commandés par Jean Baptiste Milhaud, ces révolutionnaires avaient également saccagé quelques châteaux et manoirs de la Châtaigneraie : Ladinhac, Labesserette, Montlogis, Sénezergues. Les nobles commencent à émigrer et Jean Louis de Pélamourgue se réfugie à Lyon, son épouse le rejoint en 1794. Pendant leur absence et conformément au décret de la convention de 1792 sur la vente des biens dits nationaux des émigrés, les  biens du seigneur de Cassaniouze sont vendus. Jean Revel, maire de Cassaniouze se porte acquéreur du domaine de la Guillauminque. 

Jean Louis Benjamin de Pélamourgue conteste cette décision, il estime ne pas avoir  émigré puisque résidant en France. A son retour, il veut rentrer en possession de ses biens et après de multiples tentatives, il reçoit une fin de non recevoir de Jean Revel. Il se met à la tête d’une poignée d’hommes hors la loi, entre autres les émigrés de Bellegarde et de Pruines, et déclare une guerre à mort à Revel, volant ses bestiaux, ravageant ses récoltes, tirant des coups de feu sur sa maison. La bande de Cassaniouze sévit pendant quelques années en Châtaigneraie, persécutant Jean Revel, tuant quelques gendarmes, paradant à Calvinet, libérant un prêtre réfractaire. 

Le 24 germinal an IX (14 avril 1801) Jean Louis Benjamin de Pélamourgue arrive à ses fins en tuant dans une embuscade à Prunet Jean Revel.  Entouré d’espions et traqué par la « maréchaussée », il est cerné le 18 floréal an IX (8 mai 1801) dans la maison de son épouse à Mourjou. La maison est investie et après une courte bataille, M. de Pélamourgue est abattu. Ainsi disparut l’âme de cette chouannerie, le 12 août 1802, les derniers membres de la bande de Cassaniouze, sont guillotinés en place publique à Aurillac. Une autre forme de contestation allait prendre le relais, elle est religieuse avec la fondation de la Petite Eglise (les enfarinés).

Bibliographie

Cassaniouze – La chouannerie de M. de Pelamourgue (amicale du canton de Montsalvy)

Aprogemere – Les enfarinés de Cassaniouze

Blason – dessin de Claude Gleyal

 GSDS-MC2009

1735 – Un chien dangereux

Une histoire relevée par Claude B., membre actif du GSDS.

Elle met en scène le chien de d’Hugues de Pelamourgue, frère de Marie épouse de Guillaume Souquieres, descendant de la famille de Selves (branche B). Hugues épousa en première noce Catherine de Masbond dont il aura deux enfants Hugues-Benjamin et Marie. Et le petit chien de dame Marie Marguerite Françoise Lasvergne de Senezergues veuve de Guillaume de Puycastel. Marie sera plus tard, la marraine de Jean Louis Benjamin de Pellamourgue, enfant du 2ème mariage d’Hugues de Pellamourgue. Cette histoire était oubliée …

Cassaniouze le dimanche 12 juin 1735
le gros chien très mordant de Mr de Pelamourgue met en pièces le petit chien danois de Mlle Lasvernhes épouse de Mr de Puycastel, nièce de Jean Senezergues 
….

Jean Senezergues bourgeois habitant du lieu de Cassaniouze disant que Hugues de Pellamorgue conseigneur d’une partie du lieu de Cassaniouze outré de ce que le Sr de Puycastel avocat neveu du suppliant en sad qualité soutient le droit de plusieurs particuliers auxquels led Pellamorgue a fait proces en differants tribunaux et vu il ne peut parvenir au but quil setoit proposé, setudie journellement achercher des moyens a inquietter le suppliant …..le douze juin dernier jour de dimanche, le Sr Jean Senezergues suppliant conduisant a vespres la demoiselle de Lasvernhes sa niece epouze dud Sr de Puycastel avocat, led de pellamorgue auroit affecté de se trouver a leur devant avec un gros chien tres mordant quil auroit poussé luy meme et animé contre un petit chien danois de lad demoiselle,lequel gros chien ayant comme un loup pris atravers de la gueule le petit chien le devoroit et le mettoit en pieces, sans que personne de lassemblée qui etoit nombreuse peut le luy oster, et bien loing que ledde Pellamorgue se contentat d avoir animé et poussé sond chien contre lepetit, voyant que personne ne pouvoit le retenir que luy, il se plaizoitdans ce desordre et en rioit grassement; alors led Sr Jean Senezergues luy ayant voulu dire que cela luy convenoit fort peu, il repondit quilluy en faisoit faire autant a luy et …… il dit en meme temps detres atroces injures aud Jean Senezergues, prit une pierre contre luy, len frappa, le saisit au colet prettandant quil luy devoit avoir une etroite consideration pour luy ……… le Sr de Puycastel neveu duplaignant, qui ne scavoit rien dud desordre et qui alloit a vespres, entandit de loing le bruit, il y accourut viste pour voir ce que cetoit, il trouva là le Sr de Pellamorgue qui tenoit au colet le suppliant et avoit une pierre a la main; alors …. led de pellamorgue se tournant vers luy, cria des invectives enormes, lacha contre luy la pierre quilavoit a la main, mais led de puycastel qui comprit … que led depellamorgue navoit dautre dessein que de se faire battre pour avoir lieude playder contre luy et le suppliant et contenter son esprit processif ne repliqua rien …. se retira … et en sen allant fitre marquer a lassemblée et dit , vous voyez bien messieurs que cet hommela voudroit que je le maltraitasse mais je nen ay que faire …. je nysuis pour rien ny ne veut y estre ….. et il est a observer que journellement led de pellamorgue sa femme et ses enfants disent desinsolances au suppliant et a son neveu qui se contentent de faire lasourde oreille, et enfin passent et repassent en remuant la teste et menacant …. nayant jamais d’autre dessein que de se faire battre, dequoy ils sont si passionnés quaux depens de leur honeur ils acheteroint tres cherement sils pouvoint les coups …. pour avoir ensuite lieu depouvoir faire des proces a lextraordinaire ….

A la suite de cette plainte l’huissier s’est porté au domicile des témoins les assignant à comparaître « pour porter loyal temoignage de verité »

Le premier témoin dira qu’il avait l’habitude d’aller à vespres mais n’y était point allé ce jour-là. Le second était chez le cabaretier et n’avait vu que les deux hommes « pris au corps » ne sachant qui avait tort. La 3è a entendu du bruit mais n’a rien vu. Le 4è a vu les deux chiens qui « se mordaient ensemble » et led Jean Senezergues pour les séparer leur « auroit donné un coup de pierre », puis lesd Senezergues et Pellamorgue « seroint entrés en paroles » tandis que le témoin entrait à l’église car « le jeu ne valoit pas la chandelle »; il aurait vu alors led Senezergues donnant « un petit soufflet » …

Quant au dernier témoin , Géraud Souquieres du village de la Pradelle de Senezergues, il n’a vu que Jean Senezergues poursuivant à coups depierres un gros chien blanc qui mordait un petit chien.

Led Pellamourgue demande que l’affaire soit renvoyée devant « nos seigneurs les marechaux de France où il a une autre procédure ».

Pour d’autres anecdotes  www.souquieres.fr  rubrique GSDS/Anecdotes.

GSDS-CB2009

Métier d’antan : Le Mégissier

Pierre Delcher, fils de Jean et Marianne Souquières est mégissier à Paris lors de son second mariage le 18 avril 1896.

Le Mégissier est celui qui prépare les peaux de moutons, d’agneaux, de chèvres, lorsqu’elles sont délicates et fines pour les industries du vêtement, de la ganterie, de la chaussure, sacs divers à poudre ou à tabac. Ce sont aussi les Mégissiers qui préparent les peaux dont on veut conserver le poil ou la laine, soit pour être employés à faire de grosses fourrures, ou pour d’autres usages. Ils apprêtent aussi quelques cuirs propres aux Bourreliers, et font le négoce des laines. Ce sont encore les Mégissiers qui donnent les premières préparations au parchemin et au vélin avant qu’ils passent entre les mains du parcheminier.

megissierdc97.jpgL’éthymologie de ce mot provient de mégis : la préparation composée d’eau, de cendres et d’alun servant à Mégir c’est à dire blanchir les peaux, de l’ancien français mégier (« soigner ») et lui-même dérivé du bas-latin medicare. En latin médiéval, on trouvera la profession sous le nom d’Alutarius.

L’art de la mégisserie a pour objet la saponification, l’extraction de la graisse et du mucus remplissant les interstices du tissu cellulaire et le remplacement par une substance pâteuse composée de farine, de jaunes d’œuf, d’alun et de sel. Après un assez long repos qui donne le temps à la préparation de s’incorporer dans les peaux, on leur fait subir une opération nommée ouverture. Les peaux sont humectées, foulées et étirées sur le palisson.

Les Mégissiers formaient jadis une corporation fort ancienne, à qui il fut  donné dès 1270, des réglements qui nous sont parvenus. La communauté des Mégissiers de la ville de Paris, est assez considérable : ses anciens statuts sont de l’année 1407, et ont été ensuite confirmés et augmentés en 1517 par François Ier, et encore par Henri IV au mois de décembre 1594.

megissierdpoilage.jpgSuivant ces statuts, un maître ne peut avoir qu’un apprenti à la fois, et les aspirants ne peuvent être reçus maîtres qu’après six ans d’apprentissage, et après avoir fait un chef-d’oeuvre, qui consiste à passer un cent de peaux de mouton en blanc. Les fils de maîtres sont dispensés de faire l’apprentissage; mais on ne les dispense pas du chef-d’oeuvre.  La communauté des maîtres Mégissiers est régie par trois maîtres; on en élit deux tous les ans dans une assemblée générale des maîtres, et le prevôt de Paris reçoit leur serment. En 1776 ils furent réunis en une seule corporation avec les tanneurs, corroyeurs, peaussiers et parcheminiers.

Les principaux centres de mégisserie sont situés dans le Sud-Ouest de la France, mais quelques industries existent en Provence au XIXe siècle.

Bibliographie :

Dictionnaire Universel - M. Lachatre (1881)

Encyclopédie des sciences, des arts et des métiers  – Diderot et d’Alembert (1751-1772)

GSDS-MYC2009


  • Album : Enseigne 2011
    <b>1preparationdesporteursdedrapeaumauriceetalain.jpg</b> <br />

Recherche dans les Archives

Cette recherche s'effectue exclusivement dans les articles et pages publiés.

Recherche Patronymes

Pour une recherche patronymique dans la base des Généalogies Souquiere(s), visiter la page Patronymes

Auteur : MyC

souquieres


Fédération Régionale des MJ... |
Aides aux démunis du Cambodge |
Nous les retraités (ées) CG... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 4L TROPHY 2009 - Tech de Co...
| Association des Résidents d...
| Les illusions de la Lionge