Métier d’antan : Le Mégissier

Pierre Delcher, fils de Jean et Marianne Souquières est mégissier à Paris lors de son second mariage le 18 avril 1896.

Le Mégissier est celui qui prépare les peaux de moutons, d’agneaux, de chèvres, lorsqu’elles sont délicates et fines pour les industries du vêtement, de la ganterie, de la chaussure, sacs divers à poudre ou à tabac. Ce sont aussi les Mégissiers qui préparent les peaux dont on veut conserver le poil ou la laine, soit pour être employés à faire de grosses fourrures, ou pour d’autres usages. Ils apprêtent aussi quelques cuirs propres aux Bourreliers, et font le négoce des laines. Ce sont encore les Mégissiers qui donnent les premières préparations au parchemin et au vélin avant qu’ils passent entre les mains du parcheminier.

megissierdc97.jpgL’éthymologie de ce mot provient de mégis : la préparation composée d’eau, de cendres et d’alun servant à Mégir c’est à dire blanchir les peaux, de l’ancien français mégier (« soigner ») et lui-même dérivé du bas-latin medicare. En latin médiéval, on trouvera la profession sous le nom d’Alutarius.

L’art de la mégisserie a pour objet la saponification, l’extraction de la graisse et du mucus remplissant les interstices du tissu cellulaire et le remplacement par une substance pâteuse composée de farine, de jaunes d’œuf, d’alun et de sel. Après un assez long repos qui donne le temps à la préparation de s’incorporer dans les peaux, on leur fait subir une opération nommée ouverture. Les peaux sont humectées, foulées et étirées sur le palisson.

Les Mégissiers formaient jadis une corporation fort ancienne, à qui il fut  donné dès 1270, des réglements qui nous sont parvenus. La communauté des Mégissiers de la ville de Paris, est assez considérable : ses anciens statuts sont de l’année 1407, et ont été ensuite confirmés et augmentés en 1517 par François Ier, et encore par Henri IV au mois de décembre 1594.

megissierdpoilage.jpgSuivant ces statuts, un maître ne peut avoir qu’un apprenti à la fois, et les aspirants ne peuvent être reçus maîtres qu’après six ans d’apprentissage, et après avoir fait un chef-d’oeuvre, qui consiste à passer un cent de peaux de mouton en blanc. Les fils de maîtres sont dispensés de faire l’apprentissage; mais on ne les dispense pas du chef-d’oeuvre.  La communauté des maîtres Mégissiers est régie par trois maîtres; on en élit deux tous les ans dans une assemblée générale des maîtres, et le prevôt de Paris reçoit leur serment. En 1776 ils furent réunis en une seule corporation avec les tanneurs, corroyeurs, peaussiers et parcheminiers.

Les principaux centres de mégisserie sont situés dans le Sud-Ouest de la France, mais quelques industries existent en Provence au XIXe siècle.

Bibliographie :

Dictionnaire Universel - M. Lachatre (1881)

Encyclopédie des sciences, des arts et des métiers  – Diderot et d’Alembert (1751-1772)

GSDS-MYC2009


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