1735 – Un chien dangereux

Une histoire relevée par Claude B., membre actif du GSDS.

Elle met en scène le chien de d’Hugues de Pelamourgue, frère de Marie épouse de Guillaume Souquieres, descendant de la famille de Selves (branche B). Hugues épousa en première noce Catherine de Masbond dont il aura deux enfants Hugues-Benjamin et Marie. Et le petit chien de dame Marie Marguerite Françoise Lasvergne de Senezergues veuve de Guillaume de Puycastel. Marie sera plus tard, la marraine de Jean Louis Benjamin de Pellamourgue, enfant du 2ème mariage d’Hugues de Pellamourgue. Cette histoire était oubliée …

Cassaniouze le dimanche 12 juin 1735
le gros chien très mordant de Mr de Pelamourgue met en pièces le petit chien danois de Mlle Lasvernhes épouse de Mr de Puycastel, nièce de Jean Senezergues 
….

Jean Senezergues bourgeois habitant du lieu de Cassaniouze disant que Hugues de Pellamorgue conseigneur d’une partie du lieu de Cassaniouze outré de ce que le Sr de Puycastel avocat neveu du suppliant en sad qualité soutient le droit de plusieurs particuliers auxquels led Pellamorgue a fait proces en differants tribunaux et vu il ne peut parvenir au but quil setoit proposé, setudie journellement achercher des moyens a inquietter le suppliant …..le douze juin dernier jour de dimanche, le Sr Jean Senezergues suppliant conduisant a vespres la demoiselle de Lasvernhes sa niece epouze dud Sr de Puycastel avocat, led de pellamorgue auroit affecté de se trouver a leur devant avec un gros chien tres mordant quil auroit poussé luy meme et animé contre un petit chien danois de lad demoiselle,lequel gros chien ayant comme un loup pris atravers de la gueule le petit chien le devoroit et le mettoit en pieces, sans que personne de lassemblée qui etoit nombreuse peut le luy oster, et bien loing que ledde Pellamorgue se contentat d avoir animé et poussé sond chien contre lepetit, voyant que personne ne pouvoit le retenir que luy, il se plaizoitdans ce desordre et en rioit grassement; alors led Sr Jean Senezergues luy ayant voulu dire que cela luy convenoit fort peu, il repondit quilluy en faisoit faire autant a luy et …… il dit en meme temps detres atroces injures aud Jean Senezergues, prit une pierre contre luy, len frappa, le saisit au colet prettandant quil luy devoit avoir une etroite consideration pour luy ……… le Sr de Puycastel neveu duplaignant, qui ne scavoit rien dud desordre et qui alloit a vespres, entandit de loing le bruit, il y accourut viste pour voir ce que cetoit, il trouva là le Sr de Pellamorgue qui tenoit au colet le suppliant et avoit une pierre a la main; alors …. led de pellamorgue se tournant vers luy, cria des invectives enormes, lacha contre luy la pierre quilavoit a la main, mais led de puycastel qui comprit … que led depellamorgue navoit dautre dessein que de se faire battre pour avoir lieude playder contre luy et le suppliant et contenter son esprit processif ne repliqua rien …. se retira … et en sen allant fitre marquer a lassemblée et dit , vous voyez bien messieurs que cet hommela voudroit que je le maltraitasse mais je nen ay que faire …. je nysuis pour rien ny ne veut y estre ….. et il est a observer que journellement led de pellamorgue sa femme et ses enfants disent desinsolances au suppliant et a son neveu qui se contentent de faire lasourde oreille, et enfin passent et repassent en remuant la teste et menacant …. nayant jamais d’autre dessein que de se faire battre, dequoy ils sont si passionnés quaux depens de leur honeur ils acheteroint tres cherement sils pouvoint les coups …. pour avoir ensuite lieu depouvoir faire des proces a lextraordinaire ….

A la suite de cette plainte l’huissier s’est porté au domicile des témoins les assignant à comparaître « pour porter loyal temoignage de verité »

Le premier témoin dira qu’il avait l’habitude d’aller à vespres mais n’y était point allé ce jour-là. Le second était chez le cabaretier et n’avait vu que les deux hommes « pris au corps » ne sachant qui avait tort. La 3è a entendu du bruit mais n’a rien vu. Le 4è a vu les deux chiens qui « se mordaient ensemble » et led Jean Senezergues pour les séparer leur « auroit donné un coup de pierre », puis lesd Senezergues et Pellamorgue « seroint entrés en paroles » tandis que le témoin entrait à l’église car « le jeu ne valoit pas la chandelle »; il aurait vu alors led Senezergues donnant « un petit soufflet » …

Quant au dernier témoin , Géraud Souquieres du village de la Pradelle de Senezergues, il n’a vu que Jean Senezergues poursuivant à coups depierres un gros chien blanc qui mordait un petit chien.

Led Pellamourgue demande que l’affaire soit renvoyée devant « nos seigneurs les marechaux de France où il a une autre procédure ».

Pour d’autres anecdotes  www.souquieres.fr  rubrique GSDS/Anecdotes.

GSDS-CB2009

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