Archives pour la catégorie La vie de nos ancêtres

Antoine Souquières au camp de relégation en Guyane Française

Antoine Souquières est né le 9 août 1855 au village du Bruel à Saint-Etienne-de-Maurs. c’est le 7ème enfant d’une fratrie de 14 dont seulement 5 ont survécus.  Son père Géraud est cantonnier, il décéda alors qu’Antoine n’avait que onze ans, sa mère est Louise Fraquié chez qui il habitat lors de son séjour à Decazeville.

il est incorporé au service militaire en 1875 à Briançon dans les hautes-Alpes. Démobilisé, nous  le retrouvons à Paris en 1881 il est garçon de restaurant, il rentrera au pays 5 ans après son arrivée à Paris. Il est manoeuvre aux mines de charbon de Decazeville.

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Le 26 janvier 1886, Antoine participe activement au mouvement de grève qui se déclenche, le même jour il fait partie du groupe de grévistes qui agressa et défenestra  le sous directeur Jules Watrin. Le sous-directeur décédera de ses blessures. Antoine sera poursuivi en justice et sera jugé par la cour d’assises de Rodez avec 9 autres ouvriers pour meurtre et complicité de meurtre, il en sortira acquitté avec 5 de ses compagnons mais quatre condamnations tombèrent: 8 ans de travaux forcés, 5, 6 et 7 ans de réclusion.

Ayant quitté la mine, il est devenu cisailleur puis chiffonnier. Le 20 février 1900 il est condamné par la Cour d’appel de Montpellier à 6 mois de prison pour vols et infraction à interdiction de séjour.

Tout au long du 19ème siècle, l’augmentation du nombre de récidivistes ne cesse d’inquiéter les gouvernants et juristes de la métropole. Le débat politique et juridique qui se développe dégage une nouvelle notion, celle du délinquant incorrigible face au délinquant occasionnel. En 1885 une loi sur la Relégation de ces récidivistes sera voté au parlement. c’est à dire « à l’internement perpétuel sur le territoire des colonies ou possessions françaises de ceux que ladite loi a pour objet d’éloigner de France ».

Condamné à la relégation, il embarque le 21 décembre 1900 sur le « Calédonie » à destination de la Guyane Française; il arriva au camp de Saint-Jean-du-Maroni le 15 janvier 1901.

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Ce camp se transforme en un pénitencier. Tous les relégués dont Antoine sont réquisitionnés pour accomplir les travaux de maintien et agrandissement du camp et de son environnement. La relégation collective devient un régime de travaux forcés à perpétuité comme au pénitencier de Saint-Laurent du Maroni.

Antoine Souquières décède le 5 septembre 1903 à Saint-Jean, il fut inhumé dans le cimetière du camp de la Relégation.

Bibliographie :

Une tragédie de Decazeville : la mort de Jules Watrin, sous-directeur des mines de Decazeville reflète une période dramatique proposé par Yvette Souquières

Le camp de la relégation de Saint-Jean-du-Maroni proposé par Yvette Souquières

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Marcolès et Saint-Martin

Appelé aussi Saint-Martin le Miséricordieux par l’église d’Orient, Saint-Martin est fêté en ce jour du 11 novembre. 

saintmartin.jpgMartin est né vers 316, à Savaria en Pannonie (aujourd’hui Szombathely en Hongrie), il est le fils d’un officier de la cavalerie romaine originaire de Pavie en Italie. Martin entra à 15 ans dans l’armée, enrôlé de force par son père alors que le jeune homme ne rêvait que de vie monastique. Un jour d’hiver où il est en garnison, rencontrant à la porte d’Amiens un pauvre qui lui demandait l’aumône, il lui donna la moitié de son manteau (le manteau étant payé pour moitié par l’armée, Martin considère qu’il n’a pas le droit de donner cette moitié qui appartient à l’État). La nuit suivante, le christ lui apparaîssait revêtu de cette moitié de manteau. Il réussit à quitter l’armée en 356 et se rapproche de Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, qui lui confia un rôle d’exorciste.

Devenu plus tard contre son gré évêque de Tours, il reste fidèle à l’idéal monastique et préfère loger dans une cellule près de son église, il passe de longues journées de solitude et prières dans les monastères de Ligugé et de Marmoutier qu’il fit construire. Il mourut à l’âge de 81 ans dans la nuit du 8 au 9 novembre 397 à Candes au confluent de la Loire et de la Vienne; la cérémonie des obsèques de Martin eut lieu à Tours le 11 novembre 397.

De son vivant, Saint-Martin avait opéré de retentissants miracles. Sa renommée doit beaucoup à ces nombreux déplacements et aux récits de Sulpice Sévère (360-420), Paulin de Perigueux, Venance Fortunat, érudit italien et évêque de Tours en 600, et de Grégoire de Tours (539-591) qui fut un de ses successeurs au siège de Tours. Saint Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule et au Moyen-Âge, son tombeau fût l’objet de fréquents pélerinages et son culte se répandit dans tout l’Occident. La France compte un grand nombre de sanctuaires qui lui sont dédiés, ainsi que de localités qui portent son nom. Saint-Martin fût l’un des premiers saints mis sur les autels sans avoir subi le martyre. Saint-Martin est également devenu un personnage du folklore français et européen. Dans les Flandres maritimes, il est considéré comme donateur mythique de cadeaux aux enfants et on le représente chevauchant, non un cheval comme il conviendrait à un militaire, mais un âne, animal auquel font allusion des légendes destinées à expliquer les regains de foin de l’été. La légende veut que Saint-Martin portait la bonne parole à dos d’âne.  

Les Reliques de Saint-Martin 

L’église de Marcolès a été consacrée à Saint-Martin entre le XIVème et le XVIème siècle. Lors de travaux de remise en état du maître hôtel le 4 juillet 1667, le curé Pierre Cortez découvre des ossements cachés dans une statue, entourés de deux bandes de parchemin où il est écrit en lettre gothique « Hae sunt reliquiae beati Martini ». Ce sont les reliques de Saint-Martin. Quand et comment sont-elles arrivées jusque là, cela reste mystérieux; une des hypothèses est le transfert de monastère en monastère des reliques après l’ouverture de son tombeau en 1323 pour être exposées à la vénération du public. La consécration de l’église de Marcolès correspondrait à leur venue. Marcolès deviendra un lieu de pèlerinage, les fidèles promenaient la statue de Saint-Martin lors de processions.

stmartincroix.jpgOn retrouve au portail bas, la croix de Saint-Martin, la fontaine Saint-Martin et sur le mur d’une maison, un petit dessin sculpté dans la pierre, représentant un âne,               stmartinne.jpg certainement en rapport avec la légende de Saint-Martin, patron des ânes. A l’époque les petits enfants atteints d’infirmité étaient portés à la fontaine pour tremper leurs jambes dans l’eau en espoir d’une guérison.

On relève dans les cahiers du curé de Marcolès des témoignages du XVIIème siècle : 

Catherine Gauzentes de Leynhac, 29 ans, a porté un neveu de l’âge de 4 ou 5 ans qu’on nommait « Martinés » comme d’autres enfants atteints de semblable infirmité, qui ne pouvait marcher et qui tenait continuellement les jambes en croix et qu’après avoir été baigné dans la fontaine Saint-Martin il recouvra la santé et la facilité de marcher dans 15 jours. stmartinfontaine.jpg

    

Jean Vaurs a souvent porté des enfants qu’on nomme « Martinés » à cause de la faiblesse de leurs jambes pour être baignés dans la susdite fontaine de Saint-Martin à Marcolès, et qu’ils en recevaient du soulagement et marchaient peu de temps après. Cette pieuse coutume existait encore avant la deuxième guerre mondiale.

Des dons d’une faible partie des reliques de Marcolès furent fait au XIXème siècle aux églises de Tours, Amiens, Cahors et à l’abbaye de Ligugé. 

    

L’âne de Saint-Martin 

« Il faut bien que Saint-Martin fasse pour son âne sans cela la pauvre bête crèverait de faim ».  Cet adage sous une transparente allégorie, exprime la foi légendaire du peuple de France au retour périodique de l’été de la Saint Martin, courte halte entre l’automne finissant et les rigueurs de l’hiver. Elle se produit généralement après la Toussaint dont les brumes mettent un crêpe sur l’annuelle commémoration de nos morts aimés. 

C’était un mulet, du reste, l’âne de Saint-Martin. Sur cette monture modeste, s’il faut en croire l’énorme et incohérent fatras de l’hagiographie, l’évêque de Tours aimait à parcourir son diocèse. 

L’été de Saint-Martin 

Connaît-on la légende de l’été de Saint-Martin? Elle se rattache à celle du manteau que l’imagerie religieuse a popularisé. Je n’ai, avait dit Saint-Martin au mendiant, ni or ni argent, mais ce que j’ai, je te le donne au nom de Notre Seigneur Jésus Christ. 

Or à peine le saint avait-il prononcé le nom du sauveur que la nature, dit la légende, tressaillit, et à travers les nuées qui brusquement s’étaient entr’ouvertes, resplendit le plus magnifique soleil. En même temps se fit entendre du ciel une voix qui disait: « Martin, parce que tu t’es montré miséricordieux pour le dernier des miens, j’ai voulu te donner un avant goût des joies du Paradis. S’il y aura dans l’autre vie un printemps perpétuel pour ceux qui auront pris soin de nos pauvres ici bas ». 

Telle est l’origine de l’été de Saint-Martin (été indien en Amérique du Nord). 

Bibliographie 

Bulletins paroissiaux de Marcolès de 1934 et 1942 

Site d’Histoire Herodote 

Site de la ville de Ligugé  

GSDS-YS/CS/MC2009

Emile Souquieres – Ingénieur et Inventeur

Joseph dit Emile Souquieres est né le 13 février 1823 à Cassaniouze au domaine du Catelo, fils de Raymond Souquieres et Marie Charlotte Seignelay de Blanc de Guizard. Il est le frère de Marie Louis Victorio dit Achille, qui fut préfet de la Nièvre.  Au contraire de ces frères aînés, Achille qui assurera de hautes fonctions territoriales et Antoine qui gérera le domaine du château de la Rode et qui sera maire de Lacapelle-del-Fraisse, Joseph Emile se tourne vers des études scientifiques, il sera Ingénieur. 

Le 14 avril 1859, Emile dépose un brevet pour 15 ans sur un procédé de distillation de la Houille. Ce brevet sera également enregistré dès le 30 avril 1859 à Bruxelles, Londres et en Allemagne.  Emile propose d’effectuer la distillation de charbon pulvérisé avec du coke (1), le résultat est un coke plus compact donc plus performant pour les hauts fourneaux et la production d’acier, ce qui correspond pour une partie à une double distillation. Ce procédé ne semble pas avoir été utilisé, un résultat similaire étant obtenu en une seule distillation en utilisant un charbon à haute teneur de carbone et en régulant la température de la distillation.

Emile sera Ingénieur à la société de chemin de fer La Compagnie d’Orléans, il est en charge du matériel. Il participe à l’inauguration de la ligne Aurillac-Figeac qui désenclave le Cantal vers le sud-ouest et met Toulouse à 6 heures d’Aurillac. 

Le 11 novembre 1866, un train spécial composé de 3 wagons-salons, quitte Capdenac à midi et demi. A son bord de nombreuses personnalités dont M. le Baron Paul de Richemont, sénateur, délégué par le conseil d’administration de la Compagnie d’Orléans ; M. Dudieu délégué général du conseil ; M. le Comte Dubois, membre du conseil d’Etat ; M. Déglin ingénieur en chef du réseau central ; M. Souquieres, ingénieur du matériel ; ….  Monsieur de Parieu, vice-président du Conseil d’Etat, Monsieur le préfet du Cantal, Mgr de Pompignac, évêque de St Flour, les sous-préfets, le maire d’Aurillac et les conseillers municipaux les attendaient à Aurillac pour un banquet, qui fut suivi d’allocutions.

Emile intervient également devant la commission d’enquête agricole du ministère de l’agriculture le 18 septembre 1866 à Murat, cette commission est présidée par M. le Baron Lafond de Saint-Mür, député, en présence du sous-préfet. Il défend la diminution des impôts payés par le Cantal et la subvention par l’Etat du développement  des voies de communications dont le chemin de fer, pour limiter une émigration vers les villes depuis les campagnes sans esprit de retour.

Emile Joseph Souquieres a été promu chevalier de la Légion d’Honneur.  Il décède le 2 avril 1872 à Paris, il ne semble pas avoir été marié et avoir eu de descendance.

Note (1) : Le coke est obtenu par distillation de la houille dans un four à l’abri de l’air. La cuisson dure de 16 à 40 heures, les matières volatiles sont éliminées du charbon qui subit alors une transformation physique. Le gaz dégagé par cette cuisson est utilisé comme gaz d’éclairage dans les villes du 19ème siècle.

Bibliographie : 

The Repertory of Patent Inventions (London – 1860) pages 73 à 76

Moniteur du Cantal : compte rendu de l’inauguration de la ligne Figeac-Aurillac (1866)

Ministère de l’Agriculture – Enquêtes Agricoles Cantal-Haute Loire-Lozère-Corrèze (1867) 

GSDS – MC2009

Souquieres préfet de la Nièvre

 Marie Louis Vitorio Souquieres dit Achille Souquieres a fait sa carrière dans l’administration territoriale occupant les fonctions les plus élevées. Achille est un descendant de la branche B, Marie de Pelamourgue était sa tri-aïeule. Son grand père Annet Souquieres (1755-1807) est un ancien procureur du roy au baillage de Calvinet et son père Louis Raymond Souquieres (1785-1852), propriétaire au Catalo (Cassaniouze) a été conseiller municipal, puis maire de Lacapelle del Fraysse.

Louis Raymond Souquieres épouse le 28 septembre 1818 à Villecomtal (Aveyron) demoiselle Marie Charlotte Seignelay « Caroline » de Blanc de Guizard (1787-1859), fille de Jean François Louis de Blanc de Guizard, seigneur de la Guizardie, et de Marie Victorine de Catellan. De cette union sept enfants naissent, Marie Louis Vitorio est l’aîné de cette fratrie, il naît le 18 août 1819 au domaine du Catalo.

Il a vingt ans quand il rejoint l’administration territoriale, sans doute sur les recommandations de son oncle Louis de Blanc de Guizard qui fut préfet et député de l’Aveyron.

Sa carrière :

  • Janvier 1840 : Attaché au cabinet du ministre, secrétaire particulier de A. de Gasparin et de Rémusat.
  • Novembre 1840 : Chef de cabinet du préfet de l’Aveyron.
  • Fin 1847 à février 1848 : Sous-Préfet de Boussac (Creuse).

       souquieresboussac.jpg

  • Janvier 1849 : Sous-Préfet du Vigan (Gard).
  • Octobre 1851 : Sous-Préfet de Saint-Sever (Landes).
  • Décembre 1851 à mars 1853 : Sous-Préfet de Condom (Gers). Nomination par décret du 1er décembre 1851.
  • Juillet 1853 à 1859 : Sous-Préfet de Bourganeuf (Creuse). Nomination 2 juillet 1853 par décret impérial en remplacement Mr Viard.
  • 15 août 1859 promu au grade de chevalier de la Légion d’Honneur
  • Mai 1861 à 1868 : Sous-Préfet de Villefranche-de-Rouergue (Aveyron).
  • 4 août 1869 : Sous-Préfet d’Aubusson (Creuse).
  • Octobre 1869 : Sous-Préfet de Saintes (Charente-Maritime).
  • Mai 1871 à octobre 1873 : Sous-Préfet de Charolles (Saône-et-Loire).
  • Mai à décembre 1877 : Préfet de la Nièvre. Les élections législatives de 20 février 1876 ont été favorables aux républicains, et à l’approche des élections sénatoriales et cantonales, le gouvernement de Mac-Mahon purge l’administration territoriale des républicains, et rappelle des conseillers et des sous-préfets réactionnaires de l’administration impériale. Le 19 mai 1877, soixante douze préfets sont révoqués et remplacés, Achille Souquieres est rappelé. Mac-Mahon dissout l’assemblée et les élections d’octobre 1877 renvoient une chambre républicaine; Mac-Mahon se soumet à cette majorité le 12 décembre 1877. Achille Souquieres se retire de ses fonctions.

Achille Souquieres décéde le 23 mars 1879 près de Privezac en Aveyron. A-t-il eu une descendance ? Nous l’ignorons …..

La Maison de Blanc de Guizard.

Des titres anciens font état de Gui ou Guion de Guizard, qui vivait encore en 1244 et qui aurait fait construire le château de la Guizardie à la fin du XIIème siècle. La maison de Guizard rendait hommage à Henri, comte de Rodez. Cette lignée s’éteint avec le décès de Louis de Guizard en 1550.

blancdeguizard.jpgJean de Blanc, 2ème du nom, seigneur de la Mothe, épouse par contrat du 15 mars 1541 Louise de Guizard, fille de Louis, seigneur de la Guizardie  et de Anne de Nogaret, avec la clause expresse que le premier enfant mâle qui naîtrait, succéderait aux biens de la maison de Guizard et en prendrait le nom et les armes.

Ce fut Jean 3éme, qui pris le nom de Blanc de Guizard avec le titre de Seigneur de La Mothe et de la Guizardie (1542-1609/).

Son descendant Jean François Louis de Blanc de Guizard (1751-), seigneur de la Guizardie, Limon, Veders, La Roque …, chevau-léger de la garde ordinaire du roy, se marie le 4 mai 1786 avec Marie Rose Victoire de Catellan, fille d’Etienne François Xavier Amable de Catellan de Caumont, conseiller honoraire du parlement de Toulouse et de Marie de Ramondy dame de la Feuillade, Seignes … De ce mariage 4 enfants sont nés :

  • Louis de Blanc de Guizard, préfet de l’Aveyron en 1830 et 1839, député de l’Aveyron en 1834, 1837, 1839, directeur des beaux-arts au Ministère de l’Intérieur, officier de la légion d’Honneur. Il épouse le 26 avril 1836 Mademoiselle Clémence Dufrène.
  • Caroline de Guizard qui épouse en 1818 Louis Raymond Souquieres.
  • Blanche Marguerite Jenny, mariée à M. Laur de Linas.
  • Laure de Guizard, épouse en juin 1831 de Adolphe Couderc de Cantarrane.

Bibliographie

Dictionnaire Biographique des préfets de 1870 à 1982 – Archives Nationales 1994.

Almanachs et Bulletin des Lois Nationaux et Impériaux,

Histoire des Préfets de Pierre-Henry – Nouvelles Editions Latines 1950.

Documents Historiques et Généalogiques du Rouergue – Tome 3 – Hippolyte de Barrau (1857)

Blason Blanc de Guizard (de) JB RIETSTAP – dessin M Y Croute : Écartelé aux 1 et 4, d’azur, à un griffon d’or; au 2, de gueules, à un chariot d’or; au 3, d’azur, à six cotices d’or.

GSDS-MC2009

1735 – Un chien dangereux

Une histoire relevée par Claude B., membre actif du GSDS.

Elle met en scène le chien de d’Hugues de Pelamourgue, frère de Marie épouse de Guillaume Souquieres, descendant de la famille de Selves (branche B). Hugues épousa en première noce Catherine de Masbond dont il aura deux enfants Hugues-Benjamin et Marie. Et le petit chien de dame Marie Marguerite Françoise Lasvergne de Senezergues veuve de Guillaume de Puycastel. Marie sera plus tard, la marraine de Jean Louis Benjamin de Pellamourgue, enfant du 2ème mariage d’Hugues de Pellamourgue. Cette histoire était oubliée …

Cassaniouze le dimanche 12 juin 1735
le gros chien très mordant de Mr de Pelamourgue met en pièces le petit chien danois de Mlle Lasvernhes épouse de Mr de Puycastel, nièce de Jean Senezergues 
….

Jean Senezergues bourgeois habitant du lieu de Cassaniouze disant que Hugues de Pellamorgue conseigneur d’une partie du lieu de Cassaniouze outré de ce que le Sr de Puycastel avocat neveu du suppliant en sad qualité soutient le droit de plusieurs particuliers auxquels led Pellamorgue a fait proces en differants tribunaux et vu il ne peut parvenir au but quil setoit proposé, setudie journellement achercher des moyens a inquietter le suppliant …..le douze juin dernier jour de dimanche, le Sr Jean Senezergues suppliant conduisant a vespres la demoiselle de Lasvernhes sa niece epouze dud Sr de Puycastel avocat, led de pellamorgue auroit affecté de se trouver a leur devant avec un gros chien tres mordant quil auroit poussé luy meme et animé contre un petit chien danois de lad demoiselle,lequel gros chien ayant comme un loup pris atravers de la gueule le petit chien le devoroit et le mettoit en pieces, sans que personne de lassemblée qui etoit nombreuse peut le luy oster, et bien loing que ledde Pellamorgue se contentat d avoir animé et poussé sond chien contre lepetit, voyant que personne ne pouvoit le retenir que luy, il se plaizoitdans ce desordre et en rioit grassement; alors led Sr Jean Senezergues luy ayant voulu dire que cela luy convenoit fort peu, il repondit quilluy en faisoit faire autant a luy et …… il dit en meme temps detres atroces injures aud Jean Senezergues, prit une pierre contre luy, len frappa, le saisit au colet prettandant quil luy devoit avoir une etroite consideration pour luy ……… le Sr de Puycastel neveu duplaignant, qui ne scavoit rien dud desordre et qui alloit a vespres, entandit de loing le bruit, il y accourut viste pour voir ce que cetoit, il trouva là le Sr de Pellamorgue qui tenoit au colet le suppliant et avoit une pierre a la main; alors …. led de pellamorgue se tournant vers luy, cria des invectives enormes, lacha contre luy la pierre quilavoit a la main, mais led de puycastel qui comprit … que led depellamorgue navoit dautre dessein que de se faire battre pour avoir lieude playder contre luy et le suppliant et contenter son esprit processif ne repliqua rien …. se retira … et en sen allant fitre marquer a lassemblée et dit , vous voyez bien messieurs que cet hommela voudroit que je le maltraitasse mais je nen ay que faire …. je nysuis pour rien ny ne veut y estre ….. et il est a observer que journellement led de pellamorgue sa femme et ses enfants disent desinsolances au suppliant et a son neveu qui se contentent de faire lasourde oreille, et enfin passent et repassent en remuant la teste et menacant …. nayant jamais d’autre dessein que de se faire battre, dequoy ils sont si passionnés quaux depens de leur honeur ils acheteroint tres cherement sils pouvoint les coups …. pour avoir ensuite lieu depouvoir faire des proces a lextraordinaire ….

A la suite de cette plainte l’huissier s’est porté au domicile des témoins les assignant à comparaître « pour porter loyal temoignage de verité »

Le premier témoin dira qu’il avait l’habitude d’aller à vespres mais n’y était point allé ce jour-là. Le second était chez le cabaretier et n’avait vu que les deux hommes « pris au corps » ne sachant qui avait tort. La 3è a entendu du bruit mais n’a rien vu. Le 4è a vu les deux chiens qui « se mordaient ensemble » et led Jean Senezergues pour les séparer leur « auroit donné un coup de pierre », puis lesd Senezergues et Pellamorgue « seroint entrés en paroles » tandis que le témoin entrait à l’église car « le jeu ne valoit pas la chandelle »; il aurait vu alors led Senezergues donnant « un petit soufflet » …

Quant au dernier témoin , Géraud Souquieres du village de la Pradelle de Senezergues, il n’a vu que Jean Senezergues poursuivant à coups depierres un gros chien blanc qui mordait un petit chien.

Led Pellamourgue demande que l’affaire soit renvoyée devant « nos seigneurs les marechaux de France où il a une autre procédure ».

Pour d’autres anecdotes  www.souquieres.fr  rubrique GSDS/Anecdotes.

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  • Album : Enseigne 2011
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