Archives pour la catégorie La vie de nos ancêtres



Souquieres officier de la Garde Nationale

Joseph Souquières est né le 10 avril 1759 au village de Catelo à Cassaniouze dans une famille bourgeoise, son père Annet est conseiller et procureur du Roy au baillage royal de Calvinet, et avocat au parlement. Joseph descend par sa grand-mère paternelle de la famille de Pelamourgue, par son arrière-arrière-grand-mère de la famille de Selves. Il passe son enfance à Cassaniouze au Catelo avec ses cinq frères et deux sœurs ; à l’âge de 26 ans il s’unit avec Marie Jeanne Serieys, fille d’un marchand d’Estieu à Marcolès, où il s’installe. 

Joseph Souquieres Sieur de la Costes, est praticien, procureur du Roy au baillage de Calvinet, comme son frère Annet Sieur de la Combe qui reste au domaine de Cassaniouze. Ses deux autres frères embrassent la religion catholique : Antoine prêtre et docteur en théologie, fut curé de Cassaniouze puis de Bagnac-sur-Célé dans le Lot ; Hugues Benjamin Sieur de Lalande, docteur en théologie fut vicaire à Lauresse en Quercy, puis curé de Cassaniouze. Les deux autres frères Guillaume et Joseph décèdent avant leur majorité. Sa sœur aînée Marguerite Demoiselle de la Roque fait un beau mariage avec Pierre Berenguier d’Ayrolles, son autre sœur Cécile Demoiselle de la Fon ne se marie pas. 

De l’union de Joseph Souquieres et Marie Jeanne Serieys, naissent huit enfants au domaine d’Estieu, dont sept fondèrent familles à Marcolès.  Joseph est un notable de la commune, il abandonne sa charge de procureur du Roy après la révolution et s’occupe du domaine d’Estieu dont il est propriétaire. En 1801 il est élu au rang de Lieutenant de la deuxième compagnie de la Garde Nationale de Marcolès, le Capitaine est Jean Olivier officier de santé (Me Chirurgien). Chaque compagnie se compose de 77 hommes, à savoir un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, 4 sergents, 8 caporaux, un tambour et 60 hommes. 

Après cet épisode, Joseph continue à participer à la vie de la commune, il est membre du conseil municipal de 1813 à 1822. Joseph décède à Estieu à l’âge 75 ans, le 10 octobre 1834. 

Pour en savoir plus sur la constitution de la Garde Nationale de Marcolès se référer à l’étude d’Yvette Souquieres sur le site www.souquieres.fr sous la rubrique GSDS / Vie de nos ancêtres.

La Garde Nationale

Le 24 août 1789, l’assemblée constituante adopta un texte, introduit le 5 septembre dans la constitution, qui instituait une force soumise aux seules réquisitions administratives et municipales, gardienne de la constitution, échappant donc à l’autorité directe du Roi, chef des Armées. Les armées avaient pour seule tâche la défense du pays contre les ennemis extérieurs.

gardenationale1790.jpgCe service était un privilège, mais également une obligation sans contrepartie financière. Ne pas être inscrit supprimait l’exercice des droits du citoyen, le fait de manquer son service, ne fût-ce qu’une seule fois, obligeait à payer une taxe. L’élément de base de la garde était la compagnie.

Les Officiers et Sous-Officiers étaient élus par les citoyens actifs pour un an seulement. Les insignes de grades étaient les mêmes que ceux de la troupe de ligne. L’uniforme national bleu, blanc et rouge devait être adopté partout, Le drapeau était tricolore et portait la devise « Le peuple français, la liberté ou la mort ».

Les gardes nationaux avaient pour fonction de maintenir l’ordre et de garantir l’obéissance aux lois. Ils pouvaient dissiper « toutes émeutes populaires et attroupements séditieux », arrêter et livrer à la justice « les coupables d’excès et violences », employer « la force des armes » dans le cadre de la loi martiale ou de la loi sur l’action de la force publique.

La Garde nationale fut peu à peu utilisée comme un réservoir pour l’armée. Obligatoire, la charge était la plus lourde pour ceux qui étaient les moins fortunés et qui avaient besoin de leur temps pour travailler. Les membres de la Garde les plus riches payaient des gens plus pauvres pour les remplacer.

Tous les régimes qui se succédèrent se méfiaient de cette force bourgeoise, capable de maintenir l’ordre et de réprimer les émeutes aussi bien que de renverser le pouvoir établi. Ce fut le cas pendant la Commune. Le 25 août 1871, suite à ces évènements, leur dissolution dans toutes les communes de France fut votée. La Garde Nationale était ainsi définitivement supprimée.   

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Souquieres disparu en mer

L’article du 7 février relatait les états de services de Marie Sylvain André Souquieres mort pour la France le  8 octobre 1917 à Douamont. Son frère aîné a connu un destin identique lors de la grande guerre. Marie Sylvain et Marie Frédéric sont descendants de la branche A de la généalogie Souquieres.

Marie Frédéric Gabriel Pierre est né le 13 juillet 1879 à Aurillac, il est le fils de Jean Antoine, percepteur des contributions directes et de Marie Louise Jeanne Soulié. Il fait ses études à Paris et entre le 13 octobre 1899 à l’Ecole Polytechnique où il se spécialise dans l’artillerie en intégrant l’école d’application, le 1er octobre 1901 comme sous-lieutenant élève. Le 1er octobre 1903, il est affecté comme lieutenant au 18ème Régiment d’Artillerie. Promu Capitaine le 23 décembre 1911 au 36ème Régiment d’Artillerie, il participe aux violents combats qui ont opposé les Français et les Allemands en Picardie à Canny Matz, fixant la ligne de front. Au cours de ces combats, il est blessé le 1er octobre 1914, à la tête et à l’épaule gauche par un éclat d’obus. Cité à l’ordre de l’armée, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 20 octobre 1914. De retour de convalescence, il est affecté au 47ème Régiment d’Infanterie le 20 mars 1915. Ce régiment a été engagé sur le front Oriental aux Dardanelles contre l’empire Ottoman. 

Le front Oriental de la grande guerre 

En cette fin d’année 1914, le front de l’Ouest s’est stabilisé et la guerre de tranchées débute, les armées allemandes intensifient leurs combats contre les Russes sur le front de l’Est. L’empire Ottoman s’allie à la Triple Alliance et entre en guerre le 30 octobre 1915 en attaquant les ports russes de la mer noire, les Britanniques pour soulager son allié Russe, décident d’ouvrir un autre front contre l’empire ottoman et de contrôler l’accès à cette mer. 

De novembre 1914 à février 1915, la flotte franco-britannique bombarde les forts qui contrôlent le détroit des Dardanelles. Pour soutenir ces premiers succès, Londres décide d’envoyer un corps expéditionnaire de 75 000 hommes principalement de nationalité britannique, française, australienne et canadienne. Les alliés débarquent le 24 avril 1915 au cap Helles (Seddul Bahr) après un bombardement inefficace des lignes ennemies. La situation s’enlise, les morts nombreux et les Ottomans retranchés. Les alliés sonnent la retraite, d’autant que la situation dans les balkans s’aggrave. Le corps expéditionnaire est redéployé à l’automne 1915 vers Salonique malgré la neutralité de la Grèce dans le conflit, pour soutenir la Serbie.  Ce front oriental avec ses succès dans les offensives sur les balkans contribua à hâter l’armistice de 1918. 

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Blessé aux dardanelles 

Marie Frédéric Souquieres, au commandement de sa batterie d’artillerie est blessé au bas ventre et à la cuisse gauche par 2 éclats d’obus le 15 mai 1915 pendant les combats de Seddul bahr. Il est rapatrié en France et reçoit le 26 août 1915 la croix de guerre. 

Remis de ses blessures et bon pour le service armée, le capitaine Marie Frédéric embarque à Toulon le 23 février 1916 sur le croiseur auxiliaire Provence II pour rejoindre son régiment à Salonique.    

La Provence II

Le paquebot transatlantique La Provence est mis à l’eau le 21 mars 1905 à Saint Nazaire, c’est le plus grand paquebot français et le premier à être équipé de la TSF (Télégraphie sans Fil). Son voyage inaugural a lieu le 20 avril 1906 sur la ligne Le Havre-New York. 

Le 2 août 1914, La Provence est réquisitionné, aménagé et transformé en croiseur auxiliaire par l’adjonction de 5 canons de 140 mm, 2 de 57 mm et 4 de 47 mm. Son équipage est de 400 hommes. Un cuirassé portant le même nom, l’amirauté le baptisa Provence II.

A la fin de l’année 1914, il est affecté avec La Lorraine, un autre paquebot transformé, à la surveillance de la Calabre et du détroit de Messine. A partir de janvier 1915, il assure le transport de matériel et de troupes pour le front d’Orient. Le 25 avril 1915, il participe à l’expédition des Dardanelles, en particulier au débarquement à Seddul Bahr et au bombardement des côtes. A partir d’octobre 1915, il est affecté au transport des troupes et du ravitaillement vers Salonique en Grèce.

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Le dernier voyage   

Le 23 février 1916, La Provence II quitte Toulon, son port d’attache pour Salonique avec à son bord 2 450 personnes dont 1 655 soldats du 3ème Régiment d’Infanterie Colonial. Après 3 jours de mer, le 26 février, le croiseur est au large du Cap de Matapan (Grèce), le temps est brumeux, le vent de force 4 et la mer fortement houleuse. Le sous-marin U-boat 35, commandé par Lothar von Arnauld de la Périère, patrouille à la recherche d’une proie. Il repère le bâtiment, fait immersion pour une attaque en plongée ; il est au moins à 2 000 m de sa cible. 

Il est 14 heures et 2 minutes 50 secondes après le tir, La Provence II est touché à tribord arrière par une torpille. Après 7 minutes, le navire présente déjà une forte gîte sur tribord et sa poupe est profondément enfoncée dans l’eau. L’ordre d’évacuation a été donné par le Capitaine de Frégate Vesco, commandant du navire. La proue se redresse à la verticale et dix minutes après, La Provence II disparaît. Les rescapés sont recueillis par le navire hôpital français Canada, le torpilleur français Fantassin, l’aviso britannique Marguerite et le torpilleur français Cavalier. Le navire était surchargé et n’avait pas suffisament de brassières et de canots de sauvetage, seul un millier d’hommes a survécu à ce naufrage.

Le croiseur fut cité à l’Ordre de l’Armée :

« Le croiseur auxiliaire Provence II : torpillé le 26 février 1916 en Méditerranée, a disparu avec une partie de son équipage qui a fait preuve, jusqu’au dernier moment, du plus grand courage et du plus grand sang-froid ».  

Le capitaine Marie Frédéric Gabriel Pierre Souquieres, porté disparu, a été officiellement déclaré mort par jugement du tribunal de Cherbourg le 23 août 1917.

Bibliographie :

Bataille des Dardanelles  http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Dardanelles

Les batailles célèbres  http://users.skynet.be/grandes_batailles/pages/0.html

Mémoire de La Provence II – site de olivier gaget http://monsite.wanadoo.fr/Le_Provence_II/index.jhtml

Lothar von Arnauld de la Périère  http://www.histomar.net/arnauld/htm/14-18.htm 

GSDS-MC2009

1914 – Souquieres blessé au Maroc

Un article du Journal La Croix du Cantal du 16 juin 1914, trouvé par Yvette aux Archives Départementales, témoigne de la campagne du Maroc du lieutenant Marie Sylvain André Souquieres.    

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Marie Sylvain André Souquières naît le 9 mai 1885 à Aurilllac de Jean Antoine et de Marie Louise Jeanne Soulié.

 Etudiant à Toulouse il est incorporé au 36ème Régiment d’Artillerie le 7 octobre 1906 comme 2ème canonnier conducteur. Il est nommé brigadier en 1907, puis un après, Maréchal des logis. A la fin de sa période, il s’engage pour un an et se rengage le 1er octobre 1909, où il est admis comme élève officier à l’école d’Artillerie et de Génie.

Promu sous-lieutenant en 1910, il est nommé lieutenant le 1er octobre 1912 avant d’être transféré au 1er groupe de campagne d’Afrique, qui est détaché en Algérie et au Maroc.

Il participe sous les ordres du général Gouraud à la prise de Taza qui contrôle la gorge de liaison entre les parties occidentale et orientale du Maroc.

Il est blessé le 12 mai 1914 dans les engagements pour réduire la résistance des tribus Tsouls dans les massifs environnants.

    

Les tensions au Maroc : prémices de la Grande Guerre    

Au début du XXème siècle les puissances européennes s’affrontent pour l’expansion de leurs colonies. Les derniers territoires indépendants en Afrique en sont les enjeux.  Après la crise de Fachoda (Egypte) qui faillit provoquer une guerre Franco-Britannique en 1898, l’entente Cordiale entre ces deux nations en 1904 dévoue le Maroc à la France en échange de l’Egypte à la Grande Bretagne. Seuls 3 états indépendants subsistent en Afrique : la Lybie, l’Ethiopie et le Maroc. Les visées italiennes sur les deux premiers territoires empêchent les puissances de s’y attaquer (la France et l’Allemagne souhaitent ménager l’Italie, en vue d’un éventuel futur conflit). Reste donc le Maroc, mais le sultanat souhaite conserver son indépendance, et ce malgré l’installation de comptoirs français. Le 31 mars 1905, en vue de prévenir la mainmise de la France sur le Maroc, l’empereur d’Allemagne Guillaume II débarque théâtralement à Tanger, au Nord du sultanat, traverse la ville à cheval, à la tête d’un imposant cortège, va à la rencontre du sultan pour l’assurer de son appui et lui faire part de son désaccord face aux droits concédés à la France sur le Maroc. Il est prêt à entrer en guerre si la France ne renonce pas à ses ambitions marocaines. Le sultan impressionné par ce discours décide de refuser toutes les réformes précédemment conseillées par Lyautey. Du 7 janvier au 6 avril 1906,se tient à Algésiras, au sud de l’Espagne, une conférence internationale sur le Maroc afin d’apaiser les tensions entre les différentes puissances européennes qui se disputent le pays. Cette conférence confirme l’indépendance du Maroc, mais rappelle le droit d’accès de toutes les entreprises occidentales au marché marocain, et reconnaît à l’Allemagne un droit de regard sur les affaires marocaines. Toutefois, au grand dam de l’Allemagne, la France et l’Espagne se voient confier la police des ports marocains et un Français est chargé de présider la Banque d’État du Maroc. De 1906 à 1911, la crise semble réglée, mais le problème principal reste entier : le Maroc est toujours indépendant, et est désormais convoité par trois puissances : l’Allemagne, la France et maintenant l’Espagne.    

Le protectorat français et les Révoltes

En mars 1911, une révolte éclate et le sultan, assiégé à Fès, demande l’aide de la France, les Français débarquent à Casablanca, puis occupent Oujda, Casablanca et Fès. En juillet 1911, l’Allemagne provoque un incident militaire et diplomatique avec la France, en envoyant un navire de la marine de guerre allemande dans la baie d’Agadir. Aux termes d’âpres négociations, l’Allemagne renonce à être présente au Maroc en échange de territoires en Afrique équatoriale. Un traité franco-allemand est signé le 4 novembre 1911, laissant les mains libres à la France au Maroc. Tout est désormais en place pour que la France puisse installer son protectorat sur le Maroc. Ce traité, finalement imposé au sultan du Maroc, fut signé à Fès le 30 mars 1912. Par ailleurs, en novembre 1912, la convention de Madrid plaçait le Nord du pays sous protectorat espagnol. Le général Lyautey est nommé premier résident général de la France. Il déplace la capitale de Fès à Rabat. 

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Les révoltes des tribus berbères reprennent et s’étendent dans les régions jusque là pacifiées. Plusieurs colonnes sont constituées et engagées sur différents objectifs : Marrakech (août-septembre 1912), Boujad et Demnat (novembre-décembre 1912),Tadla (mars à juin 1913), jonction Maroc occidental et Maroc oriental à Taza (mai 1914), et enfin khénifra (juin 1914) qui marque la fin de cette rébellion. Le Maroc est unifié, il n’y a plus deux Maroc sous le protectorat français. Depuis le rivage tunisien jusqu’à l’Atlantique la France assure la continuité d’un immense territoire.  La guerre contre l’Allemagne est déclarée, Lyautey reçoit alors l’ordre de transférer les troupes de l’intérieur en France. 

Marie Sylvain André Souquieres est muté au 53ème Régiment d’Artillerie de Campagne le 15 novembre 1914. Promu Capitaine au 107ème Régiment d’Artillerie Lourde le 11 août 1916, il est tué à l’ennemi le 8 octobre 1917 par un obus sur le champ de bataille de Douaumont (Meuse). 

André Marie Sylvain est titulaire de la Légion d’Honneur. 

Son frère Marie Frédéric Gabriel Pierre également capitaine dans l’Artillerie, fut porté disparu en mer au large de la Crète le 26 février 1916 lors du torpillage de la Provence II par un U-boat 35 de la marine allemande. Il est également titulaire de la Légion d’Honneur.

GSDS-MC/YS2009 

La Seigneurie de Roannes

Roannes est le chef lieu de la commune, constituée des anciennes communes de Roannes et Saint-Mary (création par la loi du 19 juillet 1844), ce chef lieu pris le nom officiel de Roannes-Saint-Mary. Le bourg est situé sur l’axe de communication d’Aurillac à Marcolès, aujourd’hui secondaire. L’église de Roannes de style romane, est sous l’invocation de Sainte Barbe dont elle possède les Reliques.

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La seigneurie de Roannes et sa paroisse appartenaient au XIVème siècle, à une famille de ce nom. En 1318, Raoul de Roannes, chevalier en était seigneur. En 1468 Georges de Monteaupan, époux de la seule héritière de la famille de Roannes, reprit le nom de Roannes que ses descendants portèrent. En 1540, la fille de noble Pierre de Roannes décéda sans laisser de postérité, ce fut sa mère, Françoise d’Alègre qui porta le titre de dame de Roannes. 

La famille de Prallat de la Bountat (Saint-Illide) prit possession de cette seigneurie. Guy de Prallat puis vers 1630,  François de Prallat, écuyer en furent les seigneurs. 

En 1655, la famille de Gausserand de Lamothe (Calvinet) s’allia à la famille de Prallat.

gausserand.gifAntoine de Gausserand, fils de François (1575-1644) écuyer et d’Anne d’Omps (-1686) épousa à Roannes le 5 mars 1655, Madeleine de Prallat (-1681), fille de François, écuyer et seigneur de Roannes et de Gabrielle de Carlat. Antoine de Gausserand devint seigneur de Roannes, son fils aîné Hugues prit le titre à sa mort. Hugues de Gausserand (~1656-1726), écuyer et seigneur de Roannes épousa le 26 septembre 1682 à l’église Sainte Barbe de Roannes, Anne (de) Verdier (~1653-1713), ce couple n’eut pas de postérité légitime. Le titre revint alors à la famille de Verdelon.

La famille de Verdelon est propriétaire du manoir de Béteille à 4 km de Prunet depuis 1454, Noble Mondot de Verdelon seigneur de Mayat en était le maître, il était originaire du Périgord. Un de ses descendants François de Verdelon portait le titre de Seigneur de Las Daliés, il épousa en 1594 Françoise de Sénezergues, fille du Seigneur de Réghaud. Il fut gouverneur du château de Salers comme ses descendants et se distingua lors des guerres de religion.

deverdelon.gifSon petit-fils Guinot de Verdelon (1636-1716) épousa le 17 février 1693 à Roannes, Marie de Gausserand (-1738), sœur aînée de Hugues de Gausserand. Ce fut leur fils François de Verdelon, écuyer et sieur de Lacassagne qui prit le titre de seigneur de Roannes en 1726, à la mort de Hugues de Gausserand. François de Verdelon (1695-1766) épousa à l’église Sainte Barbe, le 7 novembre 1724 en secondes noces Marie Verrieres (1704-1766).

La première épouse de François, Marie de Salsac était décédée le 5 octobre 1723. Marie Verrieres est une descendante Souquieres par son arrière-grand-mère paternelle Philipe Souquieres (-1686). François de Verdelon eut une descendance nombreuse : 9 enfants avec Marie de Salsac, 2 enfants naturels de Hélène Lacassagne et 14 enfants avec Marie Verrieres. Sur ces 25 enfants, seuls 12 atteignirent l’âge de la majorité. Son fils aîné, Antoine de Verdelon chevalier lui succéda comme Seigneur de Roannes en 1726.

Pierre Laurent et Antoine furent tellement avantagés par leur père François de Verdelon au détriment de leur demi-sœur Anne Marie, que celle-ci intenta un procès contre son père qui aboutit en 1774 à un arrangement financier avec son demi-frère Antoine, Seigneur de Roannes. Les difficultés financières de la famille de Verdelon à la veille de la révolution, n’étaient pas un cas isolé.

Antoine de Verdelon (1734-1794) contracta mariage avec la fille d’un conseiller du roy au siège présidial d’Aurillac, Marie Delolm de La Laubie (1738-1808), il fut le dernier Seigneur de Roannes. A la révolution, la famille oublia sa particule qu’elle reprendra lorsque la royauté reviendra au pouvoir après l’empire Napoléonien, mais malgré les troubles révolutionnaires, ils purent se maintenir à Roannes dans leurs biens.

Son petit-fils, Hippolyte de Verdelon (1798-1870) fut élu le 6 décembre 1853 maire de Roannes-Saint-Mary, il conserva cette charge jusqu’à sa mort le 25 décembre 1870. Sous son administration, et grâce au don qu’il fit du terrain, le presbytère qui tombait en ruines fut ré-édifié. Il fit également déplacer le cimetière qui entourait  l’église à l’extérieur du bourg.

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Le Château, grosse bâtisse sur la place de Roannes, face à l ‘église Sainte Barbe, fut bien plus tard vendu à la commune qui en fit un bâtiment occupé aujourd’hui par la Mairie et la Poste.

Sources :

Registres Paroissiaux de Roannes et Prunet.

Registres d’Etat civil de Roannes-Saint-Mary.

Dictionnaire statistique du Cantal de J-B de Ribier du Châtelet.

Histoire locale de la ville de Prunet (http://www.genealogie.cantalpassion.com/)

Site de Roannes-Saint-Mary (www.roannes-saint-mary.fr)

Souquieres et Descendants de Souquieres (www.souquieres.fr)

Gleyal en Châtaigneraie (http://pagesperso-orange.fr/claude.gleyal/)

Blasons retrouvés et dessinés par Claude Gleyal, descendant de Souquieres

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Souquieres : Remariés 20 ans après

Il y a 300 ans, le 16 février 1708 au village de Vaurs sis dans la paroisse de Labesserette, le notaire Cazes enregistra le contrat de mariage conclu entre Guinot Souquières maître de ses droits et Marie Boussaroque en ces termes : 

Astorg Boussaroque et Antoinette Sipière(*) pour bons et agréables services reçus et espèrent recevoir donnent à leur fille la moitié de tous leurs biens meubles et immeubles sous réservation de l’usufruit de tous leurs biens leur vie durant, supportant les charges du mariage. Le futur, indépendant s’est constitué ses biens meubles et immeubles et 250 l en argent et denrées. 

Note (*) : il s’agit d’Antoinette Souquieres.

egliselabesserette1.jpgCe même jour, le contrat signé, toute la famille rejoint les parents et amis déjà présents à l’église de Labesserette où ils furent unis suivant le lien sacré du mariage par le curé de la paroisse Jean Griffulhe.  La vie suivit son cours, ils eurent au moins deux enfants Jeanne et Antoinette, mais 20 ans après ce premier mariage, leur mariage fut annulé en raison de leur consanguinité. Ils l’ignoraient mais ils avaient le même arrière-arrière-grand-parent.

Une demande de dispense du 4ème degré fût établie, et approuvée par les autorités ecclésiastiques. Un remariage fût organisé en petit comité, le 13 janvier 1728 à Lacapelle-del-fraisse où la famille résidait. 

L’an 1728 et le 13e de janvier j’ai reçu de nouveau le mutuel consentement de mariage de Gui Souquières et Marie Boussaroque du village de Mantieres après avoir eu la dispense de parenté du quatrième degré dans l’ignorance de laquelle parenté les susdites parties avaient jusques apresent, j’ai reçu le dit consentement en presence de Mes Jean Baptiste de Fontages et Pierre de Fontanges prêtres qui ont signé.  

Ces remariages ne sont pas si rares au XVIIème et XVIIIème siècles, ce qui l’est, c’est qu’il ait eu lieu 20 ans après le premier. 

Le droit canon 

C’est vers 1180 que l’église instaure un code du mariage et attribue aux tribunaux ecclésiastiques la charge de juger  les affaires matrimoniales. Le mariage était interdit entre consanguins jusqu’au 7ème degré de la computation germanique, le concile de Latran en 1215, ramène cette interdiction au 4ème degré. 

        droitcanon.jpg

Le degré de parenté s’exprime en générations qui séparent chacun des futurs de l’ancêtre commun. Il s’exprime en une valeur lorsque les intéressés appartiennent à la même génération ou en 2 valeurs si les générations sont différentes, par exemple : « du 3ème au 4ème degré » 

Guinot Souquieres et Marie Boussaroque ont un de leur arrière-grand-parent, frère ou sœur. Ce qui laisse de très nombreuses combinaisons pour leurs 16 arrière-grand-parents. Une hypothèse non vérifiée pourrait être par les Souquieres, en effet Guinot est de la branche C et Marie de la branche Eb. Ces 2 branches prennent naissance à Marcolès vers 1580. Guillaume Souquieres (C) et Antoine Souquieres (Eb) pourraient être frères. 

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  • Album : Enseigne 2011
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