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Les Auvergnats de Paris

     Au XIXème siècle dans les années 1830, de nombreux jeunes auvergnats qui n’avaient pas de travail dans la ferme familiale tentent leur lefrotteur.jpgchance dans la capitale.  Ils constitueront avec les aveyronnais et les lozérois une véritable colonie caractérisée par les petits métiers qu’ils exerçaient : le frotteur de parquets ou de carrelage; le porteur d’eau; les ferrailleurs; le livreur de bains qui apporte baignoire et eau chaude à domicile ou le laitier-nourisseur en banlieue qui doit acheter toute la nourriture de ses quelques bêtes et les revend pour la boucherie quand leur rendement en lait ne paye plus leur nourriture. 

Au XXème siècle, ils deviendront bougnats1 c’est à dire marchand de vin et de charbon, et limonadiers. Ils prendront une revanche sur leur destin, aujourd’hui encore il tiennent une grande partie des cafés de Paris dont la célèbre brasserie Lipp et le café de Flore. 

Louis Bonnet (1856-1913)

Cette communauté se dote en 1882 d’un hebdomadaire créé par Louis Bonnet « L’Auvergnat de Paris », diffusé dans toute la France. L’ambition de Louis Bonnet est de défendre les Auvergnats de Paris, de les regrouper en s’appuyant sur les notables établis, d’origine auvergnate. Il créa les fameux trains Bonnet en affrêtant des trains des sociétés PLM et Compagnie d’Orléans. 

C’est le 21 juin 1904 que circula le premier « train Bonnet ». Jusqu’en 1939, ils conduisent, à prix réduit, chaque printemps et chaque été, des Auvergnats au pays. Une ambiance toute particulière règne dans ces wagons, comme il se doit entre Auvergnats : cabrette et casse-croûte, on danse la bourrée sur le quai, à chaque arrêt. Les joueurs de cabrette qui animent le voyage bénéficient de la gratuité.

Dans la base généalogique des Souquieres et descendants, on retrouve 22 marchands de vins ou de charbon dont 8 porteurs du patronyme Souquieres, 30 frotteurs dont 7 Souquieres, 2 patrons de café dont 1 Souquieres.  Ils s’installèrent en général dans la région parisienne mais souvent, ils sont revenus mourir au pays.

1 Bougnat est l’abrégé du mot occitan charbougna (« charbonnier »).

Bibliographie

La Grande Epopée des Auvergnats de Paris – Marc Tardieu – Edition De Borée 2002

Film muet d’Alice Guy Blaché - Le Frotteur - sortie 1907 – genre : Burlesque – société de Production : L. Gaumont

GSDS – MyC2009

Une petite histoire de Noël

En cette veille de Noël de l’année 1853, dans la brume matinale, des lumières s’allument dans une maison de Messac sur la commune de Crandelles, Gabrielle VARET ressent les premières douleurs de la délivrance. Gabrielle n’a que 18 ans, elle est servante à Arpajon sur Cère où elle est née le 4 juin 1835, elle est venue se réfugier chez son oncle Baptiste, métayer à Messac pour accoucher.

Cet enfant naît quelques heures plus tard, il est dix heures du matin. C’est un garçon, son oncle le déclare à trois heures de l’après midi et le prénomme Noël, né de père inconnu.

Vingt sept ans plus tard, le 6 septembre 1880, un couple se présente à la mairie de la Butte Montmartre dans le 18ème arrondissement de Paris. Il déclare à l’officier de l’état civil reconnaître Noël VARET fils de Louis SOUQUIERES, frotteur à Paris, son épouse Gabrielle est matelassière. Louis est né à Arpajon le 15 novembre 1831, fils de Jacques cordonnier et Marie Tourdes.

Une déclaration tardive mais nécessaire, leur fils Noël est amoureux de Anna Catherine LABORIE, fille de Hugues et Marguerite Falhès, marchands de vins; il veut l’épouser. Le mariage a lieu le 9 juillet 1881 dans cet arrondissement. De cette union nait 3 enfants Louis, Gabrielle et Lucien Eugène. Mais le destin s’acharne sur Noël, son épouse Anna décède le 11 janvier 1886 dans leur domicile de Paris.

Cette histoire s’arrête là, mais nous poursuivons nos investigations pour savoir ce qu’il est devenu.

En cette veille de Noël le groupe GSDS vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous début janvier pour la mise à jour semestrielle de la généalogie Souquieres mise en ligne sur le site www.souquieres.fr. Vous y trouverez en particulier la création d’une branche aveyronnaise.

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GSDS -MyC2009

Métier d’Antan : le Chaudronnier

C’est avec l’apparition des métaux et plus particulièrement du cuivre, que naquit le métier de chaudronnier, fabricant de chaudron et d’ustensiles utilitaires. C’était il a plus de 5 000 ans. 

Le chaudronnier auvergnat travaille principalement le cuivre et l’étain, il façonne des ustensiles d’usage domestique, les répare et en fait le commerce. L’auvergne n’étant pas un producteur de cuivre ou d’étain, le chaudronnier récupére ou achète des matériaux usagés et les apporte après les avoir fondus aux moulins à martinet pour les faire battre en plaques. Il pouvait également se procurer ces plaques directement auprès de ces moulins dont l’approvisionnement en métaux venait par l’Aquitaine d’Espagne ou de Suède.  

chaudronnier.jpgLes chaudronniers modèlent les formes à la main à partir de ces plaques et assurent l’assemblage par soudure et emboitement. Défense leur était faite à Aurillac, sous peine d’amende de travailler de nuit pour ne pas nuire au sommeil des voisins.  Cette industrie ne s’est pas limitée à fournir la vie locale, elle s’est répandue dans tout le royaume de France et dans les pays voisins. On les retrouve nombreux à Paris, en Bretagne, en Aquitaine mais aussi en Belgique et en Espagne. 

Après les travaux des champs, à l’entrée de l’hiver, des adultes mariés mais aussi des jeunes gens commis de leur père ou d’un voisin, partent avec des charrettes attelées de mulets pour vendre, raccommoder les ustensiles et acheter du vieux cuivre, en traversant les villages ils utilisaient un sifflet pour avertir les habitants des lieux de leur passage. Leur migration durait de huit à vingt quatre mois, certains ne reviennent pas, s’installent dans ces nouvelles contrées et y font souche.

Le chaudronnier réalise des ouvrages tels que des chaudrons, casseroles, marmites, seaux, fontaines pour se laver les mains et le visage, des bouilloires, lampes à huile, bassinoires et aiguières, mais il fabrique également des objets d’art religieux en cuivre ou en laiton.  

D’importantes batteries de martinet furent installées près de Dinant en Belgique ; cette ville rassembla au 18ème siècle une importante corporation de chaudronniers, d’où le nom de « dinandiers »  attribué à ces artisans.

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Bibliographie

Auvergne – Pierre-François Aleil – 2005 Edition Christine Bonneton

L’émigration auvergnate en Bretagne – Serge Duigou – 2004 Editions Ressac

Les Espagnols de l’Auvergne et du Limousin – Abel Poitrineau – 1985 Malroux-Mazel

Site Garcelon – Réseau d’émigration Auvergnat dans le sud de l’Aragon

Site Souquieres – Maison en châtaigneraie

Gravure XVIIe siècle – Collection M-E Journiac 

GSDS – MC2009 

Marcolès et Saint-Martin

Appelé aussi Saint-Martin le Miséricordieux par l’église d’Orient, Saint-Martin est fêté en ce jour du 11 novembre. 

saintmartin.jpgMartin est né vers 316, à Savaria en Pannonie (aujourd’hui Szombathely en Hongrie), il est le fils d’un officier de la cavalerie romaine originaire de Pavie en Italie. Martin entra à 15 ans dans l’armée, enrôlé de force par son père alors que le jeune homme ne rêvait que de vie monastique. Un jour d’hiver où il est en garnison, rencontrant à la porte d’Amiens un pauvre qui lui demandait l’aumône, il lui donna la moitié de son manteau (le manteau étant payé pour moitié par l’armée, Martin considère qu’il n’a pas le droit de donner cette moitié qui appartient à l’État). La nuit suivante, le christ lui apparaîssait revêtu de cette moitié de manteau. Il réussit à quitter l’armée en 356 et se rapproche de Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, qui lui confia un rôle d’exorciste.

Devenu plus tard contre son gré évêque de Tours, il reste fidèle à l’idéal monastique et préfère loger dans une cellule près de son église, il passe de longues journées de solitude et prières dans les monastères de Ligugé et de Marmoutier qu’il fit construire. Il mourut à l’âge de 81 ans dans la nuit du 8 au 9 novembre 397 à Candes au confluent de la Loire et de la Vienne; la cérémonie des obsèques de Martin eut lieu à Tours le 11 novembre 397.

De son vivant, Saint-Martin avait opéré de retentissants miracles. Sa renommée doit beaucoup à ces nombreux déplacements et aux récits de Sulpice Sévère (360-420), Paulin de Perigueux, Venance Fortunat, érudit italien et évêque de Tours en 600, et de Grégoire de Tours (539-591) qui fut un de ses successeurs au siège de Tours. Saint Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule et au Moyen-Âge, son tombeau fût l’objet de fréquents pélerinages et son culte se répandit dans tout l’Occident. La France compte un grand nombre de sanctuaires qui lui sont dédiés, ainsi que de localités qui portent son nom. Saint-Martin fût l’un des premiers saints mis sur les autels sans avoir subi le martyre. Saint-Martin est également devenu un personnage du folklore français et européen. Dans les Flandres maritimes, il est considéré comme donateur mythique de cadeaux aux enfants et on le représente chevauchant, non un cheval comme il conviendrait à un militaire, mais un âne, animal auquel font allusion des légendes destinées à expliquer les regains de foin de l’été. La légende veut que Saint-Martin portait la bonne parole à dos d’âne.  

Les Reliques de Saint-Martin 

L’église de Marcolès a été consacrée à Saint-Martin entre le XIVème et le XVIème siècle. Lors de travaux de remise en état du maître hôtel le 4 juillet 1667, le curé Pierre Cortez découvre des ossements cachés dans une statue, entourés de deux bandes de parchemin où il est écrit en lettre gothique « Hae sunt reliquiae beati Martini ». Ce sont les reliques de Saint-Martin. Quand et comment sont-elles arrivées jusque là, cela reste mystérieux; une des hypothèses est le transfert de monastère en monastère des reliques après l’ouverture de son tombeau en 1323 pour être exposées à la vénération du public. La consécration de l’église de Marcolès correspondrait à leur venue. Marcolès deviendra un lieu de pèlerinage, les fidèles promenaient la statue de Saint-Martin lors de processions.

stmartincroix.jpgOn retrouve au portail bas, la croix de Saint-Martin, la fontaine Saint-Martin et sur le mur d’une maison, un petit dessin sculpté dans la pierre, représentant un âne,               stmartinne.jpg certainement en rapport avec la légende de Saint-Martin, patron des ânes. A l’époque les petits enfants atteints d’infirmité étaient portés à la fontaine pour tremper leurs jambes dans l’eau en espoir d’une guérison.

On relève dans les cahiers du curé de Marcolès des témoignages du XVIIème siècle : 

Catherine Gauzentes de Leynhac, 29 ans, a porté un neveu de l’âge de 4 ou 5 ans qu’on nommait « Martinés » comme d’autres enfants atteints de semblable infirmité, qui ne pouvait marcher et qui tenait continuellement les jambes en croix et qu’après avoir été baigné dans la fontaine Saint-Martin il recouvra la santé et la facilité de marcher dans 15 jours. stmartinfontaine.jpg

    

Jean Vaurs a souvent porté des enfants qu’on nomme « Martinés » à cause de la faiblesse de leurs jambes pour être baignés dans la susdite fontaine de Saint-Martin à Marcolès, et qu’ils en recevaient du soulagement et marchaient peu de temps après. Cette pieuse coutume existait encore avant la deuxième guerre mondiale.

Des dons d’une faible partie des reliques de Marcolès furent fait au XIXème siècle aux églises de Tours, Amiens, Cahors et à l’abbaye de Ligugé. 

    

L’âne de Saint-Martin 

« Il faut bien que Saint-Martin fasse pour son âne sans cela la pauvre bête crèverait de faim ».  Cet adage sous une transparente allégorie, exprime la foi légendaire du peuple de France au retour périodique de l’été de la Saint Martin, courte halte entre l’automne finissant et les rigueurs de l’hiver. Elle se produit généralement après la Toussaint dont les brumes mettent un crêpe sur l’annuelle commémoration de nos morts aimés. 

C’était un mulet, du reste, l’âne de Saint-Martin. Sur cette monture modeste, s’il faut en croire l’énorme et incohérent fatras de l’hagiographie, l’évêque de Tours aimait à parcourir son diocèse. 

L’été de Saint-Martin 

Connaît-on la légende de l’été de Saint-Martin? Elle se rattache à celle du manteau que l’imagerie religieuse a popularisé. Je n’ai, avait dit Saint-Martin au mendiant, ni or ni argent, mais ce que j’ai, je te le donne au nom de Notre Seigneur Jésus Christ. 

Or à peine le saint avait-il prononcé le nom du sauveur que la nature, dit la légende, tressaillit, et à travers les nuées qui brusquement s’étaient entr’ouvertes, resplendit le plus magnifique soleil. En même temps se fit entendre du ciel une voix qui disait: « Martin, parce que tu t’es montré miséricordieux pour le dernier des miens, j’ai voulu te donner un avant goût des joies du Paradis. S’il y aura dans l’autre vie un printemps perpétuel pour ceux qui auront pris soin de nos pauvres ici bas ». 

Telle est l’origine de l’été de Saint-Martin (été indien en Amérique du Nord). 

Bibliographie 

Bulletins paroissiaux de Marcolès de 1934 et 1942 

Site d’Histoire Herodote 

Site de la ville de Ligugé  

GSDS-YS/CS/MC2009

Souquieres la branche Aveyronnaise

     L’aide apportée par les bénévoles du groupe yahoo Aveyron et l’analyse des registres paroissiaux de Boisse-Penchot et Viviez, a permis de regrouper les branches 4, 10 et 22 identifiées en Aveyron et de faire un bond en arrière de 2 générations.

souquieres12.jpgUne Branche Aveyronnaise dénommée AC a été créée, elle a son origine dans la paroisse de Boisse dans le village de Cardou pour Guillaume Souquieres et le village de Langlade pour Jean Souquieres, ce sont sans aucun doute deux frères nés vers 1610.

Les registres de Boisse sont incomplets de 1631 à 1700. La famille clé dont la grande majorité des descendants constitue cette branche, est celle de Antoine Souquieres, fils de Jean et Jeannette Heliès et de son épouse Anne Monserat, fille de Merle et Toinette Debans. Ils se sont mariés à Boisse le 2 septembre 1720 et ont eu 16 enfants dont au moins 9 ont eu une descendance.

     Cette branche comporte à ce jour 421 individus dont 134 familles et 289 descendants de Souquieres sur 13 générations. Excepté les cantaliens qui ont fait souche au XIXème siècle en Aveyron en particulier à Decazeville, les autres familles aveyronnaises déjà dans la base se sont incluses dans cette branche. 

La mise à jour paraîtra sur le site www.souquieres.fr  à la fin de l’année 2009.

GSDS2009

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