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Métier d’Antan : L’Esclopièr – Le Sabotier

Le sabot fait d’une seule pièce de bois, est prisé des régions rurales ; seul le sabotier connaît l’art de les sculter, les garnir de cuir, les clouter pour les renforcer. L’origine du sabot est mal connue, les bûcherons en seraient les créateurs. Le patron des sabotiers Saint René, évêque d’Angers, serait selon la légende le premier sabotier. Lassé de ce monde, il se serait retiré dans la solitude à Sorrente en Italie vers l’an 440 et façonna les premiers sabots. 

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Au Moyen-Age, on trouve mention de fabricants de sabots lors des foires, son port est limité aux bûcherons et aux habitants de régions froides, neigeuses ou argileuses. 

Le sabot est économique, solide et pratique; il protège du froid et de l’humidité.
Au XVIIIéme siècle, les sabotiers comme les charbonniers vivent aux abords des forêts dans une cabane qu’il construisait sur place, il y reste tout ou partie de l’année pour choisir les pièces de bois, les dégrossir et ébaucher la forme. Les plus aisés ont leur échoppe dans le village, c’est ce qui se généralise au XIXéme siècle. En effet ce métier se réglemente et les ateliers ont obligation d’être situés à une distance d’au moins une demi-lieue des forêts.   

La fabrication d’un sabot est décrite sur le site www.souquieres.fr sous la rubrique GSDS / Vie de nos ancêtres.

Le Sabot connaît sa période faste du XIXéme jusqu’à la Grande Guerre, puis le déclin s’amorçe avec l’apparition des chaussures caoutchoutées. En 1950 la généralisation de l’usage du tracteur pour lequel les bottes sont plus adaptées, donne le coup de grâce aux sabotiers.

GSDS-MC2009

Fabriques, Fabriciens et Marguilliers

Yvette a eu accès à plusieurs cahiers de la paroisse de Marcolès déposés à la Mairie, ces cahiers contiennent les délibérations du conseil, le détail des recettes et des dépenses de la Fabrique de l’église Saint-Martin de Marcolès.

Histoire Brève des Fabriques d’Eglise 

La création des Fabriques remonte aux premiers siècles de la chrétienté, la Fabrique administre le bâtiment de l’église, entretien inclus. Au IVéme siècle, les revenus de l’église étaient divisés en quatre parts dont une allait à la Fabrique. D’après le droit canon ancien, l’administration de cette part était confiée au clergé, sous le contrôle de l’Évêque. Ce droit ne fût pas toujours respecté, lorsqu’un seigneur fondait une église/chapelle privée, il se réservait tous les pouvoirs d’administration. A partir du XIIème siècle, l’usage s’est introduit d’associer des laïcs. 

Cette pratique s’étendit des villes vers les campagnes où des Fabriques furent constituées par des laïcs, souvent des notables en collaboration avec le curé. Au XVIème siècle, cette évolution fut consacrée par le Concile de Trente (1545-1563).  La révolution française les supprima par la loi du 19 août 1791 qui mit les biens ecclésiastiques à la disposition de la Nation, excepté les biens des fabriques et par le décret du 13 brumaire an II (3 novembre 1793) qui fit propriété nationale, tous les actifs des fabriques. 

Mais après de violents remous, Les Fabriques furent rétablies par le Concordat entre le Pape Pie VII et Napoléon Bonaparte, premier consul. La loi du 18 germinal an X (8 avril 1802) précise « qu’il sera établi des Fabriques, pour veiller à l’entretien et à la conservation des temples, à l’administration des aumônes ». Pour leur donner un patrimoine, le décret du 7 thermidor an IX (26 juillet 1803) décide de « rendre à leur destination les biens des Fabriques non aliénés ».  Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, supprima les Fabriques définitivement en France, sauf dans les trois départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin où les Fabriques subsistent comme établissements publics. L’Alsace et la Moselle n’étant pas françaises au moment de la promulgation de la loi de 1905, celles-ci ont encore aujourd’hui un statut spécial, dernier héritage du Concordat, les évêques et les prêtres sont assimilés à des fonctionnaires et l’entretien des bâtiments payés par l’État. Les Fabriques subsistent également en Belgique et au Québec.

Fonctionnement d’une Fabrique

La Fabrique est l’établissement qui représente et administre les intérêts temporels d’une église publique, qui peut acquérir, aliéner, administrer les biens. Toute paroisse est dotée d’un conseil de Fabrique, qui gère tous les biens et revenus de la paroisse. Constructions, réparations et entretien des églises lui incombent.

Dans les paroisses, le conseil de Fabrique se compose de 7 à 11 membres. Le curé et le maire après la révolution sont membres de droit (Ils ne sont pas soumis à l’élection). Avant la révolution, le Seigneur de la place pouvait y assister comme principal habitant de la paroisse, sans droit à la présidence.  Les autres membres sont renouvelables par moitié tous les 3 ans, le dimanche de Quasimodo*. Ils furent désignés par les paroissiens puis nommés par les membres du conseil restants. 

Les fabriciens sont pris parmi les « notables », sont catholiques, domiciliés dans la paroisse. Rien ne s’oppose à ce qu’un homme qui ne sait ni lire ni écrire, fasse partie d’un conseil de fabrique. S’il n’arrive pas à apprendre à signer, « la croix traditionnelle attestera sa présence ».  Les recettes de la Fabrique sont les revenus des biens immeubles, produit des rentes, location des bancs et chaises de l’église, produit des quêtes, des troncs, des inhumations, dons et legs. 

Les Marguilliers sont nommés annuellement parmi les membres du conseil de fabrique d’une paroisse. Ils sont au nombre de trois et composent un bureau sous le titre de président, secrétaire et trésorier ; les marguilliers sont chargés de dresser le budget de la fabrique, de préparer les affaires qui doivent être portées au conseil, d’exécuter ses délibérations et de diriger l’administration journalière du temporel de la paroisse. 

Au-delà de la gestion matérielle, le Conseil de Fabrique assure de son soutien la vie de l’église du diocèse et celle des diverses équipes paroissiales. Toute gestion doit être transparente et soumise à contrôle. La vérification des comptes se fait annuellement par l’Evêché.

Note * : Quasimodo est une fête religieuse, nommée d’après les premiers mots latins quasi et modo, qui commencent la messe de ce jour, le premier dimanche après les Pâques chrétiennes (Quasi modo geniti infantes… : « comme des enfants nouveau-nés… »). La fête est aussi appelée in Albis (en blanc), car les néophytes, adultes baptisés durant la vigie Pascale, participent à la messe en revêtant traditionnellement une aube blanche..

La Fabrique de Marcolès

Quelques résumés de documents relatant la vie de la Fabrique ;

10 août 1783, réunion extraordinaire de la Fabrique devant le conseil et d’autres témoins de la paroisse convoqués au son de la cloche à l’issue de la grande messe. Sieur Jean Pierre Courbaise, avocat au parlement et Sieur Pierre Maubo marchand, qui avait été chargés de la fabrique de Marcolès par acte devant Me Labertrandie notaire le 27 octobre 1772, demandent à être déchargé de leurs fonctions. Ils restituent devant l’assemblée « les comptes exacts et précis de leur régie et administration les mêmes qu’ils ont déjà rendu devant Me Teillard vicaire général de Monseigneur l’Evêque de St Flour et son visiteur de la paroisse le 25 juillet dernier ».Les recettes consignées dans le livre de Fabrique se montent à 2 734 livres 14 sols et 9 deniers. Après quittances, mémoires et ajustements, le reliquat de 580 livres et 20 sols est remis en espèces sonnantes devant notaire et témoins à Sr Jean Veaux marchand du village de Moujac et Sr Louis Falissard marchand de Marcolès, nommés en lieu et place des Sieurs Coubaise et Maubo. 

Suit la liste des membres du conseil et des témoins dont : Me Antoine Madamour docteur en théologie, curé de ce lieu, Me Astorg Bouissou notaire royal, Sr Pierre Devés bourgeois du village de Laroque, Pierre Valadou marchand du village de Teulade, Jean Lantuejoul marchand du village de Mily, Sr François Pichot Maître chirurgien, Pierre Berchet Maître serrurier, Pierre Gauzou marchand du village de Blancou, Antoine Lantuejoul du village de la Morethie, Antoine Clary, Guillaume Souquieres du village du Capello, Joseph Falissard, Jean Puech ……    

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1er janvier 1807, Sieur François Louis de Méallet, résidant au château du Faulat veut jouir toute sa vie durant d’un banc placé dans la chapelle Ste Anne, jouissance lui est accordée contre paiement annuellement de la somme de 6 francs à la Fabrique tant pour lui que son fils Louis de Méallet.  Le même jour, Sr Guillaume d’Humieres, résidant au château du Poux obtient la jouissance d’un banc dans la même chapelle contre la même somme annuelle. 

14 juillet 1827, devant Me Chaumont notaire, Jean Cantournet propriétaire et cultivateur à Lamoretie renouvelle l’acquittement d’une rente obituaire et annuelle de 9 francs, qu’il veut à perpétuité. A la sûreté du présent renouvellement, Jean Cantournet soumet à hypothèque son domaine de Lamoretie composé de maison, grange, prés, terres et bois. Devant Jean Louis Vidalenc trésorier en exercice, Sr Jean Olivier docteur en chirurgie et Louis Lacaze. 

Dépenses de 1855, nous notons parmi cette liste : 

17 juin : à Garrouste pour 2 kilos de couleur verte pour la grande porte  4.65 francs 

17 juin : à Piganiol pour 4 journées au toit de l’église et au clocher  8 francs 

28 juin : à l’occasion de la procession au Fraysse  7 francs 

12 juillet : à Georges Pons pour travail à la grande porte  1.65 francs 

14 juillet : à Brasquier pour 1.5 litre d’huile pour délayer la couleur du portail  2.25 francs 

13 octobre : 2 nappes d’autel   8.40 francs 

25 octobre : au forgeron pour la ferrure du portail de l’église   179.45 francs 

25 octobre : Huile pour la lampe  11.45 francs 

Au 25 octobre 1855, le montant des dépenses de l’année était de 790.90 francs. 

8 janvier 1893 : Procès verbal de l’installation de Monsieur l’abbé Jean Gauzentes, nommé curé de la paroisse par Monseigneur Jean-Marie François Lamouroux, évêque de Saint Flour. Signé par l’abbé et les membres du bureau de la Fabrique. 

9 avril 1893, dimanche de Quasimodo, le conseil de la Fabrique se réunit au presbytère lieu ordinaire des séances, après la grande messe.  Etaient présents : MMr Théodore Cantournet adjoint, Georges de Verdelon, Georges Bronner, Alexis Théron, Guillaume Figeac, Philippe Valadou, Jean Gauzentes curé.  Le conseil procède à l’élection annuelle de son président et de son secrétaire, puis le bureau des Marguilliers s’est ainsi constitué : Mr Valadou président, Mr Bronner trésorier et Mr Figeac, membre sortant réélu et nommé secrétaire. 

Le conseil s’est ensuite occupé du règlement du compte de l’exercice 1892. Les recettes se sont élevées à la somme de 1 241 francs, les dépenses à la somme de 1 260, d’où un déficit de 19 francs qui formera le premier article des dépenses de 1894. 

Le président soumet le projet de budget 1894 établi par le bureau des Marguilliers, il porte sur une somme de 1 194 francs discutée article par article et approuvé.  Monsieur le président propose au conseil de donner enfin satisfaction à la paroisse qui demande une chapelle en l’honneur de Saint-Martin, patron de l’église de Marcolès. Grâce à des dons particuliers, elle a pu être réparée et agrandie l’année dernière. « La population compte maintenant sur le conseil de Fabrique pour l’achat d’un autel et l’ornement de la chapelle afin de traiter convenablement les insignes reliques que toutes églises nous envient … La chasse qui contient les précieuses reliques est vermoulue et il est urgent de la remplacer ». Le conseil vote à l’unanimité ces propositions, et autorise le président à faire les démarches pour demander l’aliénation du titre nominatif de rente française no O.052.234 série V. Il vote pour 3 000 francs en 2 ans pour l’autel, la chasse et l’embellissement de la chapelle.  Une demande de financement sera faite au conseil municipal, s’il le vote, les fabriciens leur seraient reconnaissants et conserveraient le titre. Le conseil vote aussi 50 francs que l’organiste réclame pour son traitement qui est inscrit au budget.

Les sujets à soumettre à délibérations étant épuisés, les membres signent après lecture dudit et le président lève la séance. 

En 1902 la contribution des paroissiens pour la location des chaises de l’église a rapporté 82, 50 francs.

Ces livres de Fabrique comme les délibérations des conseils municipaux du XIXéme siècle, sont des archives incontournables pour mieux appréhender et comprendre la vie communautaire de nos ancêtres. 

Bibliographie :

Les Cahiers de la Fabrique de Marcolès

L’histoire des fabriques paroissiales par l’abbé Yvon Marcoux, prêtre et canoniste – http://www.gaudium-et-spes.net/droit/fabrique.html

GSDS-MC/YS2009 

Maison de nos ancêtres

 Une Maison en Châtaigneraie

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sallecommune.jpgLa salle commune  C’est la pièce la plus importante de la maison : elle sert de cuisine, de salle à manger et de chambre.  C’est le lieu de rencontre de tout le monde, où tout le monde se réunit, se retrouve.

Le coeur en est le cantou. C’est la seule source de chaleur.  La pièce commune est sombre, éclairée par une seule fenêtre : c’est le souvenir du temps où l’on payait un impôt sur les ouvertures. 

La fumée a noirci les murs et le plafond.   

Les poutres apparentes sont encombrées de saucissons, de quartiers de lard jauni, mis à part l’échancrure quotidienne qui a servi à cuisiner le choux du jardin ou l’omelette. Sur une longue barre de bois sèchent les saucisses. La vessie du dernier cochon sacrifié, qui fera une excellente blague à tabac, pend à une pointe. Entre deux solives, d’énormes tourtes de pain bis enfilées selon leur centre, sur une tige de coudrier, sont à l’abri des rats.     
 

Le Cantou


Le cantou est une pièce dans la pièce. C’est le foyer au double sens du terme : le feu de l’âtre et le coeur de la famille. C’est un lieu d’activités importantes et un centre de convergence de la vie de l’oustauL’imposante cheminée occupe une grande partie du pignon de la maison. Sa hotte est le véritable toit du cantou. Une étagère supporte le bougeoir à bobèche, des «  poignées  » de savon qui sèchent, des pots de grès ou de faïence de différentes grandeurs, contenant les épices, le sucre, la farine ou des allumettes, les fers à repasser, le mortier pour écraser le sel, le moulin à café. A côté, sont posés la fiole d’eau bénite, le bénitier de porcelaine aux vives couleurs, la statuette de la Vierge dans ses atours blancs et azur. Accroché au-dessus, un crucifix s’orne d’une branche de buis. Le sacré et le profane font bon ménage.  La lueur du feu laisse entrevoir les secrets de l’âtre et de ses abords. Selon que l’on est riche ou misérable, une plaque de fonte ouvragée (lou fougièr) ou une simple pierre plate en saillie (lou caire) font office de réverbère. Devant, pend lou croumalh, crémaillère à crochet terminée par un plateau circulaire, horizontal, muni de 4 ou 5 dents intérieures et appelé las andèleiras. La marmite (l’oula) où cuit la soupe, ou le chaudron pansu (lou peirol) qui sert à faire cuire les pommes de terre pour le cochon, y reposent, léchés par les flammes. 

cantou1.jpgL’intérieur du cantou : le coffre à sel, les landièrs, lou peyrol.

Lorsque c’est la lessive, l’ender, sorte de trépied posé dans l’âtre, supporte la lessiveuse.  De part et d’autre du foyer, sont les coffres à sel (los bancaïres) servant de sièges. Entre, se dressent les deux landièrs, qui tiennent les bûches et dont le sommet est une sorte d’ombelle métallique où se tient au chaud le bol de soupe. Devant le feu, lou toupi (pot) tient le café au chaud pour les hommes qui sont au dehors. Un crochet maintient las espincettas pour rapprocher les tisons et lou buffadoun ou lou buffet (soufflet) pour raviver la flamme. Une excavation dans la maçonnerie de la cheminée (lou boujaou) reçoit la cendre de bois destinée aux grandes lessives. Une niche reçoit lou lun (le bougeoir) qui permet de s’éclairer pour lire. Le jambon du cochon tué l’hiver, finit de sécher et se fume pendu dans la cheminée.

Au cantou, c’est d’abord la place des grands-parents. Il y a le fauteuil de la grand-mère, la chaufferette pour poser les pieds. Le coffre à sel  sert de siège au grand-père. 

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 La grand-mère s’occupe de la laine : elle carde, file, tricote, apprend aux jeunes. Tout en tricotant, elle berce le dernier-né couché dans lou brèt (berceau). Elle reste souvent là tant que la femme va dehors aider son mari.

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Elle s’occupe de la soupe et des enfants. Le grand-père fait des travaux de ses mains, souvent de la vannerie, et fait amuser les enfants en leur montrant à faire de petits objets tels des sifflets par exemple. L’un ou l’autre chante les vieilles chansons ou raconte des histoires.    
 

 Contre la cheminée 

Sur l’un des côtés de la cheminée, il est fréquent de voir le tas d’estélous (bûches), lo ligno (brassée de branches), lo balatso (le balai en genêts). Los tuélhous (torchons) sont suspendus. De l’autre côté, sont suspendus ou posés sur des étagères les ustensiles pour la cuisine : Lo padèlo (poële) Lo bouriolo (poële pour les grandes crêpes de sarrasin) Lou bresquet (vannerie pour poser les bouriolsLou farat (seau) et lo couado (louche parfois avec le manche percé) Lou piquo-far (hachoir) pour faire les pounti (far) La poële percée pour faire cuire les châtaignes. 

La Souillarde

Prolongeant la cheminée, se trouve l’aiguièira appelée parfois souillarde, réduit voûté, abritant tous les ustensiles: des seaux (farrats), une batterie de louches (panlous), l’oula (marmite), lo clotso (cloche), lou métalhou (petite marmite), los peyrols (chaudrons), los toupinos (gros pots en grès) pour les compotes de prunes ou de poires, lous toupinous (petits pots) pour le café. 

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Au fond, une souillarde avec les ustensiles. Un évier de pierre évacue les eaux usées, une fontaine en cuivre composée de deux parties,réservoir et bac, permet de faire la toilette.

La Table

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Au milieu de la pièce, trône la table (la taula), flanquée selon ses longueurs de deux bans sans dossier, bien assise sur quatre pieds, avec son plateau lourd et épais. Sur ses largeurs, un profond tiroir panetier bloque la tourte comme un étau et permet de découper les tranches grises du pain quotidien. Au-dessus de la table, les pots de confiture et des pots en grès sont posés sur une planche accrochée au plafond . 

Le Vaisselier

Un buffet surmonté d’un dressadoun (dressoir) porte la vaisselle de faïence : las escudèlas (les bols), lous toupis (les pots), l’ensaladièr (le saladier) . Des couverts en étain s’y accrochent comme dans un râtelier. 

La Pendule

Plus loin, la pendule aux hanches fortes, égrène les heures et rompt le silence de son tic-tac. 

Le Lit

lit.jpgLe mobilier de la salle commune est sommaire. Dans un angle, un lit de coin ; sous l’escalier montant au grenier, un lit-placard fermé par des rideaux.

La literie est rustique : una coueta de paille, de gros draps en toile de chanvre, una coberta picada (couverture piquée), un édredon ventru rempli de plumes.

Accrochée au mur, la bassinoire attend les prochains froids pour réchauffer le lit.

GSDS – YS2002


  • Album : Enseigne 2011
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